Abdessalem Bouchouareb

Ce que vous ne savez pas de Abdessalem Bouchouareb

Né le 30 juin 1952 à Aïn-Mlila (Wilaya d'Oum-El-Bouaghi), Abdessalem Bouchouareb, fils de Caïd tuée par les combattants de l'Armée de Libération Nationale, était un prothésiste dentaire à Paris, au début des années 70 

Par Hichem Aboud

"Avant de décrocher son diplôme de chirurgien dentiste. Il était marié à une française avec laquelle il a eu ses premiers enfants. parallèlement à ses revenus de prothésiste dentaire il faisait de la bande dessinée pour arrondir ses fins de mois" raconte une de ses vieilles connaissances.
 
Vers la fin des années 80, las des difficultés de la vie précaire qu'il menait à Paris, il finit par rentrer au pays. Il se marie en secondes noces à Djellouli Faïza, dite Fazou, une énarque affectée au ministère de l'intérieur et dont il bloqua la carrière quelques années plus tard en faisant d'elle une femme au foyer bonne à tout faire. L'esprit féodal hérité d'un père caïd du temps de la colonisation, refait surface. L'esprit féodal a, toujours animé Abdessalem. Il convolera en troisième noces avec une fille de la famille Latreche, originaire du douar Beni Ferguene de la commune d'El-Milia (wilaya de Jijel).

Abdeslem Bouchouareb avait deux frères officiers de l'Armée dont l'un était directeur central du Personnel et de la Justice Militaire (DPJM) au inistère de la défense Nationale. Il s'agit de feu colonel Slimane Bouchouareb. Son second frère, feu le colonel Karim Bouchouareb, ancien cadre de la sécurité Militaire (DGDS au temps du général Betchine)

Profitant de la position de ses frères, il obtient un terrain industriel dans la périphérie algéroise et une licence d'investissement auprès de la chambre nationale du commerce pour la réalisation d'une unité de fabrication de pomme mousseline et de Chyps. Une partie de la production de cette unité était écoulée, grâce à ses frères, dans les casernes de l'armée.

Grâce à la pomme mousseline et aux chyps, Abdessalem Bouchouareb s'est tissé un réseau relationnel dans le monde des affaires et de la politique. Une de ses relations dont il se prévalait le plus était feu Abdelhak Benhammouda, sécrétaire Général de l'UGTA. Entre un patron du secteur privé et un leader syndical Bouchouareb a su réussir un mariage contre-nature qui résista à toutes les tempêtes, puisque même après l'assassinat de Benhamouda, il entretient la même relation avec son successeur Abdelmadjid Sidi Saïd. Une relation qui s'est consolidée au Conseil National Economique et Social dont il présida les destinées durant de longues années. 

Embarqué dans la politique grâce à son nouveau réseau relationnel et ses sponsors, Abdessalem Bouchuareb confie la gestion de son usine de chyps à son frère Haïder. 

Fini les chyps et la pomme mousseline, bonjour la politique

Ses relations avec le monde des affaires, du syndicat et de la politique ouvrait une voie royale à Abdessalem Bouchouareb  pour être parmi les cadres dirigeants du RND. La casquette du parti né avec une grosse moustache permet à Bouchouareb de briguer de nombreux mandats de député à l'APN et d'effectuer une entrée fracassante dans le monde politique en se faisant bombarder ministre de l'industrie en 1996.

Malgré les objections et réserves insistantes du général Tewfik, le patron du DRS, Bouchouareb connut une fulgurante ascension. Il est alors tour à tour,  ministre de l’Industrie en 1996, ministre de l'Emploi en 2000 et vice-président de l'Assemblée nationale en 2012. Il est nommée
ministre de l'Industrie et des Mines depuis avril 2014 à ce jour. Il est à remarquer, que son entrée au gouvernement date du temps du président Liamine Zeroual qui ne voyait aucun inconvénient à aider à la promotion d'un fils de Caïd tué par les combattants de l'Armée de Libération Nationale. La forte amitié de Zeroual avec le colonel Slimane Bouchouareb a profité au plus jeune de la fratrie des Bouchouareb. Il sut, aussi, jouer sur la fibre régionaliste en se rapprochant du général Boustila, commandant de la gendarmerie nationale, enfant de son patelin.
Opportuniste comme il est, Bouchourab sait accrocher son wagon au nouveau train conduit par Bouteflika. Sa proximité des frères Bouteflika dépasse toutes les prévisions. Il sera en un tour de passe-passe, l'éminence grise de Saïd Bouteflika. Il est le dernier à le quitter après chaque soirée bien arrosée chez les Kouninef das un appartement situé dans une des rues perpendiculaires du chemin Bachir El-Ibrahimi. C'est au cours de soirées arrosées d'alcool que fut réalisé le démantèlement du DRS et la mise à nu de son patron le général Tewfik qualifié à tort de Rab Dzyer.

A un certain moment, Amara Benyounes rivalisa avec Abdessalem Bouchouareb en matière de flagornerie et d'aplaventrisme devant les enfants d'Oujda maîtres d'Alger, l'enfant de Aïn-Kercha usa de procédés peu orthodoxes que nous nous gardons de citer, finit par exclure le kabyle de service allant jusqu'à l'évincer du gouvernement. 

Il s’accommode, par contre, de la présence d'un Noah Kouninef, le benjamin de la famille Kouninef qui joue à merveille le rôle de bouffon du roi.

La politique n'empêche pas Bouchouareb de faire prospérer ses affaires en France et même au panama comme vient de le découvrir. Entre autres affaires, l'acquisition de biens immobiliers dans des quartier huppés à Paris notamment le luxueux 16ème arrondissement. L'origine des fonds de ces acquisitions demeure douteuse. 

Certes,  selon un proche de Amar Saïdani , le SG du parti du FLN, Bouchouareb percevait les loyers d'une villa louée à l'ambassadeur d'Irak à Alger.  C'est ce qui lui a permis d'amasser une fortune colossale. Des loyers auxquels il faudrait ajouter le pactole détourné lors des différentes campagnes auprès d'industriels algériens victimes d'un racket en règle. Abdessalem Bouchouareb était le directeur de la communication du président Bouteflika en 2014  Mais cela ne suffit pas à justifier les sommes faramineuses dépensé ds dans l'achat de biens immobiliers. Rien qu'à voir le train de vie parisien de sa fille Kenza et la prise en charge de son premier foyer dans la capitale française il y a de quoi s'interroger sur une fortune constitue en un temps record.

Il faut rappeler, aussi, la liquidation des entreprises de la zone industrielle de la wilaya d'Oum-El-Bouaghi a beaucoup apporté à Bouchouareb. "Il a liquidé ces usines officiellement au dinar symbolique mais il a perçu des sommes mirobolantes sous table." 

Saidani, Sellal et Ouyahia des rivaux encombrants

S'étant débarrassé de tous ses rivaux d'une manière ou d'une autre, Abdessalem Bouchouareb après avoir trahi Ahmed Ouyahia sur ordre e Saïd Bouteflika, il est en passe de faire tomber Abdelmalek Sellal dont il conteste l'autorité et se voit le successeur désigné du plus médiocre premier ministre jamais connu dans l'histoire de l'humanité.

Seule fausse note dans les plans du chaoui de service, le retour de Chakib Khelil sur la scène politique. Lui qui fixait comme objectif intermédiaire avant d'arriver au palais de la rue du Dr Saadane, le regroupement des trois branches, hydrocarbures, énergie, industrie et mines, dans un seul ministre pour faire main basse sur les richesses du pays, en s'appuyant sur Ali Haddad et les Kouninef par des investissements dans l'amont et l'aval pétrolier.

Le sandale "Panama Papers" aura-t-il raison des ambitions démesurées de Bouchouareb? Certainement pas tant qu'il est au service du régent de Zéralda, Saïd Bouteflika. Il sera couvert comme l'a été Chakib Khelil de peur que soient découverts les véritables commanditaires de toutes les affaires de détournements et qui n'est autre que le voleur en chef qui a inauguré l'ère des détournements des deniers publics dans les années 70 en empochant le pactole d'un équivalent de 12 milliards de centimes (une valeur à multiplier par dix aujourd'hui).

Mon journal 09-04-2016 02h30

 
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Kenza la fille de Abdessalem Bouchouareb mène un grand train de vie à Paris come le montre cette photo qui circule dans les réseaux sociaux

Abdessalem Bouchouareb l'insatiable

Des entreprises liquidées, officiellement, au dinar symbolique mais dont il a touché le prix réel

Notamment dans la wilaya d'Oum El-Bouaghi. Des lots à bâtir à Alger et Aïn-M'lila. Des comptes bancaires bien garnis à l'étranger. Des sociétés offshore, des appartements dans des quartiers chics à Paris. Que veut Abdessalem Bouchouareb de plus? L'homme est insatiable.

 

Le larbin numéro 1 de Saïd Bouteflika avec lequel il partage une haine viscérale pour l'Algérie, vient de bénéficier d'un appartement standing  à la très convoitée résidence "Antarès " de Hydra pour un loyer symbolique.

 

Oui, l'appartement est loué et non pas acquis car il appartient à un certain Prosper Amouyal dit Messaoud, un juif de Bechar. Prosper possède plusieurs immeubles à Alger dont la résidence Antarès et le siège d'Air Algérie. Il a accès direct à des ministres et premiers ministres dont certains lui font courbette.

 

Prosper ne donne rien pour rien. Il sait que Bouchouareb n'a guère besoin d'un appartement en location à Alger. Indirectement, il se met au service de Saïd Bouteflika.

 

En effet, l'appartement que Prosper a mis à la disposition du ministre de l'énergie servira pour les soirées mondaines qu'organisera le larbin de Saïd Bouteflika. Déjà le voisinage commence à s'indigner du ballet nocturne d'une populace peu recommandable. C'est un véritable lieu de débauche qui vient de s'ouvrir malgré eux. Et nulle personne n'oserait se plaindre ou dénoncer les fêtards qui viennent tous s'incliner devant le nouveau maître du pays, Saïd Bouteflika, que son larbin cherche à gâter par tous les moyens et de toutes les manières possibles. D'ailleurs, en fin de soirée c'est Abdessalem Bouchouareb qui accompagne son maître, complètement bourré, à bord de son véhicule jusqu'à son domicile. Une façon de gagner ses faveurs. Il va jusqu'à se montrer le plus fidèle des fidèles dans le seul but de se voir en lice pour la succession de Bouteflika ou à défaut Abdelmalek Sellal le bouffon du roi.

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