Ahmed Ouyahia-Amar Saïdani

Les jours d'Ouyahia sont comptés

Qu'il le veuille ou pas. Ahmed Ouyahia qui doit son ascension politique au général Tewfik, l'ancien patron du feu DRS, restera aux yeux du clan Bouteflika l'homme de son historique sponsor. Un homme connu pour les sales besognes que lui fait accomplir le pouvoir depuis qu'il en a fait l'une de ses pièces maîtresses. Ahmed Ouyahia exécutait ses sales besognes jusqu'à celle qui l'a vu inviter son mentor à rentrer chez lui un matin du 13 septembre 2015 à 9 heures du matin. 

Ses sales besognes étant terminées, Ahmed Ouyahia peut maintenant rentrer chez lui sous les huées de ses adversaires. Amar Saïdani vient de lui annoncer l'une des dernières estocades. « Ouyahia n’est pas fidèle au président. Il veut se présenter aux prochaines présidentielles. » Il ne peut y avoir plus grave accusation que celle de convoiter la succession de Bouteflika. Le mot est lâché. Ouyahia est un infidèle. Autrement dit, c'est un traître. La preuve est qu'il a trahi son sponsor qui l'a nourri et entretenu durant plus d'un quart de siècle. Donc, il peut trahir le président de la république. Une trahison qui pourrait le mener au fauteuil présidentiel par une quelconque partie qui oserait, dans un sursaut d'orgueil, mettre fin à la mascarade entretenue par Saïd Bouteflika depuis la maladie de son frère président le 27 avril 2013. 

Amar Saïdani  s'était illustré, il y a quelques temps, par une violente décharge contre celui qu'on qualifiait (à tort faut-il le préciser) de Rab Dzayer, l'inamovible patron du DRS, sonnant le début de la fin d'un règne marqué par la protection des prédateurs, des voleurs, des corrupteurs et des corrompus, dans une interview accordée à un journal électronique connu pour sa proximité avec Saïd Bouteflika l'homme fort d'un régime faible qui règne en maître sur l'Algérie. C'était la première mission délicate confiée au Secrétaire Général du FLN. Ses proches avouent que l'homme se tenait le ventre durant plusieurs jours après sa tonitruante attaque. Il avait perdu le sommeil et craignait une sévère réaction du général Tewfik, attaqué pour la première fois de manière si franche par un homme du sérail.

Rassuré, quelques temps plus tard, qu'il était entre de bonnes mains, Saïdani multiplia les déclarations fracassantes contre tous les adversaires des frères Bouteflika et défendre l'indéfendable Chakib Khelil l'homme au milliard de dollars détourné. Il n'est, en réalité, que dans son rôle de pantin dont les ficelles sont tirées par le seul Saïd Bouteflika, l'homme par qui arrive l'effondrement de l'Etat algérien.
le 30/03/2016
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