Algérie

Le trio Saïd, Ali et Bachir fait encore des siennes

Que de remue-ménage n'a-t-on connu ces derniers jours. Jamais l'été n'a connu une activité si intense au plus haut niveau des arcanes du pouvoir. L'auteur de ce remue-ménage? Abdelaziz Bouteflika, nous dit-on. Un homme impotent dans l'incapacité totale d'accomplir les plus simples activités protocolaires dont la participation à une cérémonie de célébration de la fête de l'indépendance ou se rendre à la mosquée pour  la fête de l'Aïd El-Fitr.

Se rendre à la mosquée? C'est trop lui demander. L'homme ne peut même pas recevoir les membres du corps diplomatique accrédité en Algérie ni les membres de son gouvernement pour lui présenter leurs voeux. Il ne peut même pas prononcer une parole audible à l'adresse du peuple qu'il boude depuis le 8 mai 2012, date de son dernier discours prononcé à Sétif.

Et on veut nous faire croire que cet homme malade et souffrant qu'on a trimbalé jusqu'au palais d'El-Mouradia (une première depuis bien longtemps) pour présider un conseil de ministres imposé par la nécessité de signer la loi des finances complémentaires instituée depuis l'arrivée de Bouteflika au pouvoir.  Sous Bouteflika, on n'arrive jamais à faire un prévisionnel budgétaire correct et on n'arrive jamais à adopter une loi de finances pour une année. On a toujours besoin de changements au gré d'une gestion chaotique.

En réalité les auteurs des changements opérés que ce soit au gouvernement ou à la tête des structures de sécurité, il y a deux architectes et leur conseiller qui ne ses ont pas réunis depuis un mois autour d'une bouteille de Whisky pour faire durer leur plaisir d'être à la tête de ce qui reste du semblant de l'Etat algérien.

C'est ainsi que Saïd Bouteflika, en bon chef d'orchestre agissant au nom de son frère malade, a procédé à des changements inattendus tant au gouvernement qu'à la tête de l'armée. D'abord, pour montrer à quiconque ose encore à doter de sa capacité de nuisance. Ensuite, pour donner l'occasion à son ami Ali Heddad, l'un des gestionnaires de ses comptes bancaires à l'étranger, de se prouver, si besoin est, qu'il a le pouvoir de nommer et dégommer qui il veut au gouvernement. 

Ould Ali remplace tonton Amara et Khomri paie son manque de discernement

Ainsi, il renvoie le champion des flagorneurs, Amara Benyounès, mais il ramène le neveu de ce même Amara pour lui confier le portefeuille de la jeunesse et des sports qu'occupait un autre champion du larbinisme, Abdelkader Khomri, qui s'est substitué à l'ANEP (dont il était le PDG il y a quelques années) pour distribuer des pages publicitaires à des journaux inscrits sur la liste rouge des distributeurs de la rente. Pour ce manque de discernement, l'enfant de Bechar, le seul représentant du Sud-Ouest, a sauté.

Tartag l'incontournable

Le duo Saïd Bouteflika - Ali Haddad a un compagnon qui sait se faire écouter surtout quand ses interlocuteurs sont des profanes en matière de sécurité et de renseignement. Chaque fois qu'il est question de toucher à la grande muette, le général-major Bachir Tartag est incontournable. Depuis que Saïd  a réussi à le séparer de son chef, le Général de corps d'armée, Mohamed Mediene  dit Toufik,  Bachir se sentir pousser des ailes. Il est au sommet de l'Etat. Finie la caserne de Benaknoun et ses mauvaises odeurs. Il occupe, aujourd'hui, un bureau au palais présidentiel et il est conseiller du président de la république même s'il ne relations qu'avec le frère cadet qui est plus puissant que tous les généraux réunis et à leur tête le président de la république. 

Ce trio tient, aujourd'hui, entre ses mains le destin de tout un pays et se moque de son peuple. Alors, tous ces remaniements ne sont que futilités pur ces décideurs d'un nouveau genre.


Lamamra et le général Youcef humiliés à Tunis

Tout récemment, l’Algérie et la Tunisie ont frôlé l’incident diplomatique. Un fait qui est passé presque inaperçu. Selon des sourcesgénéralement bien informées, le ministre algérien des affaires étrangères, Ramtane Lamamra, accompagné d’un officier de haut rang en la personne  du général Mohamed Bouzit dit Youcef, Directeur de la Documentation et de la Sécurité Extérieure au DRS se sont rendus à Tunis où ils ont reçu une fin de non-recevoir de la part du président Beji Caïd Essebsi. Ce qui n'a pas manqué de froisser les autorités algériennes qui ont essuyé ainsi un véritable camouflet. 


Pour mieux saisir le fil, voici la genèse de l’histoire.

Il y a 3 ans de cela, le gouvernement américain sollicite le gouvernement italien pour installer sur l’ile de Sicile (à niscemi) à l’intérieur de la base militaire de l’us Navy le MUOS, le Mobile User Objective System. C’est un système ultrasophistiqué qui devra relier toutes les unités combattantes des États-Unis et de l’OTAN. Au lieu de se montrer patientes et attendre les autorisations gouvernementales nécessaires, les Américains procèdent illégalement à l’installation de ce système, étant donné l’urgence de surveiller tous les pays de la région dont l’Algérie.


Les stations terrestres du MUOS permettront les connexions et les contrôles interface entre les satellites MUOS et les réseaux de télécommunications des bases terrestres du ministère de la Défense. Ces terminaux sont fournis dans les quatre infrastructures dont dispose l’armée US : en plus de la Naval Radio Transmitter Facility (NRTF) de Niscemi, la station de Chesapeake, près de Norfolk, en Virginie; la Naval Computer and Telecommunications Area Master Station Pacific de Wahiawa (Hawaii); l’Australian Defence Satellite Communications Ground Station (ADSCGS) de Kojarena, à 30 km à l’est de Geraldton (Australie). Chacune de ces stations a été équipée de trois grandes antennes paraboliques d’un diamètre de 18,4 mètres et opérant dans la bande Ka pour les transmissions sur des satellites géostationnaires et deux émetteurs hélicoïdaux de 149 mètres de hauteur dans la bande UHF (entre 240 et 315 MHz) pour le positionnement géographique. Les maxi- paraboles transmettront dans des fréquences atteignant des valeurs comprises entre 30 et 31 GHz avec une puissance de 1600 W chacune; les deux émetteurs


hélicoïdaux, de type TACO H124, fonctionneront, eux, avec une puissance de 105 à 200 W chacun. Cela va générer un cocktail électromagnétique mortel. Plusieurs experts internationaux ont établi que les faisceaux émis par les paraboles de MUOS constitueront un danger grave pour la santé des personnes vivant à proximité des infrastructures militaires et pour la sécurité du trafic aérien, civil et militaire.


Ayant eu vent de ces dommages collatéraux, les habitants ont introduit une plainte auprès du procureur de la république, laquelle plainte ayant abouti, ce dernier ordonne la saisie-séquestre de tout le matériel incriminé. Décision somme toute logique, puisque les Etats unis D’Amérique ont commencé l’installation du système 3 ans avant les autorisations nécessaires de la région de Sicile. Ces derniers développements ont, évidemment, rendus hystériques les autorités américaines et italiennes. Elles se sont résignées donc à l’abandon du projet.


Lors de la dernière visite du président tunisien Beji Caïd Essebsi aux Etats unis le 14 mai 2015, le président Obama propose, en personne, l’assistance des USA pour disait-il lutter contre le terrorisme en Tunisie, d’où la relation de cause à effet qu’il ne faut point négliger entre cette proposition et les attentats terroristes en Tunisie. Monsieur Marzouk conseiller du président tunisien et après l’accord de ce dernier s’est engagé en l’installation de cette base. Le lieu d’implantation fut vite trouvé la petite ville d’elhaouaria près du cap Carbon. Ce lieu fut choisi en raison de sa position à équidistance des divers lieux à hauts risques.


 Mais échaudés par l’aventure sicilienne, les Etats unis demandent expressément une motion de soutien des habitants de la région avant d’avaliser le projet contre la somme de 180 millions $, une somme très dérisoire par rapport à ce qu’ils devaient débourser en Sicile .plus de 780 millions $.L bras droit du président tunisien Mohsen Marzouk s’empressa de présenter tout le dossier de soutien au dit projet. Dossier bien entendu fabriqué de toutes pi7ces, les Tunisiens à l’instar des Algériens ne s’embarrassent pas de ce genre de futilités. D’ailleurs dans un article paru en juin 2015, le Washington-post a jugé d’ignominieux l’initiative du président Tunisien.


Pour les autorités américaines, il faut absolument surveiller l’Algérie pour l’intérêt supérieur des Etats-Unis, à l’instar de l’Iran, de la Syrie, de la Russie et de la Chine. Ayant eu vent de ce projet probablement par les services de renseignements russes, c’est à partir de cet instant que l’Algérie commence à s’intéresser à ce deal americano-tunisien qui peut toucher et dévoiler tous ses coups bas et autres magouilles passées et futures dont elle se serait rendue coupable.

Le gouvernement algérien passe à l’action et dépêche deux émissaires  en les personnes du ministre des affaires étrangères et du général Mohamed Bouzit dit Youcef, directeur de la Documentation et de la sécurité extérieure au DRS. Le président tunisien fort de l’appui sans faille des USA opposa une fin de non-recevoir aux algériens qui retournèrent à Alger bredouilles et humiliés.


Cela apprendra aux Algériens de choisir les hommes qui défendent l’intérêt du pays. Ce n’est pas à Lamamra qui fait office d’exécutant des ordres du frère cadet du président Bouteflika sans avoir le courage de prendre la moindre initiative qui est capable de tenir un langage imposant et autoritaire. Ni le général-major Youcef guère rompu aux affaires de sécurité extérieure, lui qui a passé l’essentiel de sa carrière dans la sécurité de l’armée avant de passer à l formation et ensuite à l’inspection générale du DRS. Son choix à la tête de la DDSE par Saïd Bouteflika avec la bénédiction de général de corps d’armée Gaïd Salah s’inscrivait dans le cadre de la stratégie de destruction du DRS. Aujourd’hui, on récolte les résultats.


En bon roublard, et en homme de longue expérience le président tunisien, sûrement pour s’en sortir de cette impasse diplomatique, finit par  déclarer :<<Ceux qui disent que les USA vont installer une base dans le sud tunisien sont des menteurs>> et il avait raison dans le fond puisque le MUOS va être installé près du Cap Carbon au nord de la Tunisie.

Maintenant il s’agit de savoir pourquoi l’Algérie a rué dans les brancards des qu’elle a eu vent de cette histoire ? that’s the question.


El qannas.


Note de la rédaction

Nous reprenons cette information de l'un de nos correspondants en Algérie avec une certaine réserve. Sans démenti ou mise au point de la part des autorités algériennes, nous considérons que le silence est une approbation.

Nous connaissons bien les tares du régime algérien en matière de communication, mais cela ne doit pas expliquer leur silence sur un affront auusi grave subi par des représentants de l'Etat algérien.


Liens utiles: 

https://www.youtube.com/watch?v=YzNFoW8OWTk

https://www.youtube.com/watch?v=kqDQX6EddO4


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