ANP, Général Ghediri

Le général-major Ali Ghediri invite l'armée à réagir
à la détention illégale du général Benhadid

Dans une contribution publiée le 28/02/2016 dans le quotidien El Watan, le général-major Ali Ghediri mis à la retraite en octobre 2015, a invité les officiers de l'Armée Nationale Populaire à réagir à la détention illégale du général-major Hocine Benhadid . 


Par le général-major Ali Ghediri 

L’actualité internationale n’a de cesse, ces derniers temps, de nous interpeller, d’une manière directe ou indirecte, sur la place qu’il conviendrait de donner à l’armée et au rôle à lui assigner au sein de la nation, d’une manière générale, tant les défis sécuritaires présents, de par leur nature, transcendent les moyens traditionnels affectés par les Etats à cet effet. Chez nous, certains discours politiques, autant que certains événements ne sont pas sans placer, tout autant, cette institution au cœur de l’actualité nationale. Quoique les formes diffèrent, le lien causal est présent.

De l’interrogation sur la nature de l’Etat national au traitement dont font l’objet certains officiers remis à la vie civile. Il en est ainsi du cas d’espèce que représente l’internement du général Benhadid Hocine et de sa décision d’observer une grève de la faim. A plus d’un titre et, en toute logique, cette situation n’est pas de nature à laisser indifférent qui que ce soit, civil ou militaire, cadre ou ouvrier. A fortiori, ses camarades, qu’ils soient en activité de service ou à la retraite, qui ont tous en partage certaines valeurs inculquées par le métier des armes et, quoique à des degrés divers, l’obligation de réserve.









Les officiers à la retraite sont certes soumis à cette obligation, mais garder le silence, au moment où un frère d’armes est en train de mourir à petit feu, parce qu’on lui a refusé le droit d’être entendu et jugé comme le stipulent les lois de la République, ne serait-il pas un déni à ces valeurs qu’ils ont fait leurs en tant qu’anciens officiers en faisant de l’honneur et de la solidarité entre frères d’armes la pierre angulaire de leur premier serment ?

Ne devons-nous pas nous rappeler que les officiers, aujourd’hui à la retraite, ont été les actifs d’hier, comme ceux, en activité aujourd’hui, seront les retraités de demain.Telle est la règle universelle qui régit les armées et tel est le destin de ceux qui, par vocation, conviction et engagement ont embrassé la carrière militaire, souvent à un âge où les choix fondamentaux n’étaient pas évidents. Il en est ainsi du général à la retraite Benhadid Hocine qui, à 17 ans, prit son destin en main et, comme tant d’autres moudjahidine et martyrs, est allé rejoindre la valeureuse Armée de libération nationale (ALN). Dans les rangs de son héritière légitime, l’Armée nationale populaire (ANP), il a participé, à l’instar de ses compagnons, à toutes les missions de défense de la Patrie, de lutte contre les hordes intégristes, d’édification nationale et d’éducation des jeunes générations.

Ils ont, avec à leurs côtés les véritables patriotes que compte la Nation, au prix de leur sang et de leur sueur, fidèles au serment qu’ils ont fait à la Patrie, au nom de nos chouhada, fait rempart à tout ce qui était de nature à menacer notre intégrité territoriale, les institutions de la République et les valeurs de Novembre. Il en a été ainsi hier, il est de même aujourd’hui et il en sera ainsi demain. Tel est l’authentique message de Novembre 54 et – une certitude –, ils lui resteront fidèles, advienne que pourra.

Que ceux qui se sont convertis au nationalisme au rabais, profitant du confort que la sécurité désormais retrouvée leur offre, méditent sur ce qu’aurait pu être cette Algérie sans ces hommes, de la trempe de l’interné d’El Harrach et de tant d’autres, qui, par l’humilité et par la décence qu’ils ont érigées en culture – autant dire en état d’être –, ont choisi de faire profil bas et de se taire, laissant faire les amnésiques… Ils se sont tus.

Il s’agit d’une option. Ils ne veulent pas voir leur pays en ruine. Les images de la décennie noire les hantent et celles de la Libye, de la Syrie, du Yémen et de l’Irak, pour ne citer que ceux-là, sont là pour leur rappeler, au quotidien, qu’ils ont fait le bon choix.
Toutefois, face aux voix, qui s’élèvent d’un peu partout, pour vouer aux gémonies, d’une manière systématique et particulière, tout ancien officier qui, d’une manière ou d’une autre, ose faire preuve d’outrecuidance, souvent à bon escient, pour dénoncer un fait, un geste, a fortiori, une politique, leur silence ne peut que prendre les allures d’un manquement à leur propre code d’honneur, voire les contours d’une trahison.
La parole critique, au-delà de ses formes, parfois éthiquement condamnable et de son objectivité relative, ne saurait, quel que soit le motif, admettre autant de vindicte et d’opprobre, encore moins autoriser un usage aussi abusif de la force. Et ce n’est pas parce que le pouvoir politique en dispose en toute légalité qu’il faille aller jusqu’à pousser ses contradicteurs à recourir au suicide, en leur refusant ce que la loi fondamentale de la République leur garantit.
A contrario, à ses thuriféraires, tout est permis, y compris l’insulte de ceux qui ont fait du service de la Nation un sacerdoce. C’est à tort que les premiers soient catalogués ennemis. Ils ne le sont ni ceux du pouvoir, encore moins de la Nation. Il leur arrive tout juste d’exprimer un avis parfois divergent en tant que citoyens, dans les formes qui sont les leurs. Que l’on ne focalise pas sur la manière… L’armée les a ainsi forgés ou, pour faire plus soft… formatés.

A défaut, une question se pose.

L’exercice de la politique serait-il devenu le monopole de ceux qui, pour s’être abreuvés aux auges de la rente, n’ont d’autre choix que de louer les mérites de leurs maîtres du moment  ? Ce serait insulter l’intelligence de ces derniers que de croire qu’ils ne sont pas sans savoir que ces laudateurs feront de même, demain, avec les nouveaux arrivants. Telle est leur nature.
L’horizontalité est leur posture, et le jappement leur mode d’expression. Même lorsqu’ils tentent l’ascension, ils empruntent aux reptiles leur mode de locomotion. Rien n’est de trop pour contenter le maître de céans. Le strapontin est leur idéal. Ils sont aux tenants du pouvoir ce que le lierre est au chêne. Pour autant, le pouvoir a-t-il besoin d’abattre tous les chênes pour que, de sa hauteur, il puisse admirer le lierre. Il lui suffit de baisser bien bas les yeux, le parterre en est jonché.

La pensée est par définition dialectique.


D’où qu’elle émane, elle ne saurait ne pas admettre sa mise en débat. Et c’est parce que le peuple l’a revendiquée que la liberté d’expression a été constitutionnellement consacrée. A l’évidence, il ne pouvait en être autrement, s’agissant de descendants de Gaïa, de
Massinissa et de Jugurtha ; d’un peuple qui a enfanté Novembre 54 et d’une Nation enfantée par Novembre 54. Alors, pourquoi s’acharner contre un général qui, somme toute, a dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas ? Est-ce pour faire taire toute la corporation d’officiers retraités ? Lorsqu’on voit la liberté que prennent certains parvenus sur la scène politique nationale pour critiquer et les individus et les institutions, nous sommes en droit d’affirmer qu’il s’agit bel et bien de ça. Pourquoi ce qui est permis aux autres devient subitement illicite lorsqu’il s’agit de cette catégorie de citoyens ? Interrogeons-nous alors sur le sens à donner à la citoyenneté et à leur égalité constitutionnellement consacrée.

En tout état de cause, si l’intention des décideurs est de leur imposer le silence, un seul général, même mort de faim dans sa cellule d’El Harrach, ne saurait atteindre le résultat escompté. Qu’il me soit permis de dire à tous que les officiers de la République, fussent-ils à la retraite, ne sauraient, en aucune manière, être assimilés à un produit marchand politique. Que ceux qui ont fait de la politique un métier, par vocation ou par effraction, sachent que les généraux auxquels ils s’en prennent aujourd’hui ont été là, jeunes officiers, debout, lorsque l’Etat et la République démocratiques vacillaient et, qu’à l’horizon, pointaient le khalifat et le salafisme. Sans eux, et sans le front nationaliste qu’ils ont contribué, dans une large mesure, à fonder avec tous les Patriotes de ce pays, d’aucuns n’auraient pas vécu assez pour pouvoir à présent verser dans leur lexique politique des termes, pour, pensent-t-ils, mieux haranguer les foules qu’ils croient asservies et amnésiques. Il en est ainsi de l’euphémisme «Etat civil».

Est-ce pour ne pas dire «dictature» qu’ils y ont recouru, sachant pertinemment que le peuple est conscient qu’il n’en a jamais été ainsi en Algérie ? Les chouhada d’hier et d’aujourd’hui ne se sont pas sacrifiés pour que l’Algérie indépendante le soit et les moudjahidine qui, depuis le recouvrement de l’indépendance nationale président aux destinées du pays, ne l’auraient jamais permis. Sur un plan théorique, dans la philosophie politique, on n’oppose pas «Etat civil» à «Etat militaire». Pour s’en convaincre, la compulsion de l’œuvre monumentale de John Locke est fort indiquée à ces apprentis politiciens pour que les concepts auxquels ils pourraient avoir recours soient mis à l’endroit.
Que la rente fascine, ceci relève d’une lapalissade, car ce qui est valable chez les autres, l’est aussi chez nous, quoique les formes et les niveaux diffèrent.

Néanmoins, que ceux qui en ont fait une source de revenu et une raison de vivre sachent que son bénéfice induit une contrepartie qui, souvent, n’est d’aucune compatibilité avec les règles les plus élémentaires de la morale, de l’éthique et de la dignité humaine. Qu’ils la pratiquent à leurs aises, mais qu’ils laissent l’Armée Nationale Populaire en dehors de leur champ de prédation. Qu’on ne confonde pas Etat et régime, et armée et milice.

L’Algérie, depuis le recouvrement de son indépendance, n’a jamais autant ressenti le besoin de disposer d’une armée forte et unie.
La préservation de cette institution passe inéluctablement par celle de sa composante humaine – en activité et à la retraite – dont les officiers constituent la colonne vertébrale. C’est en effet vers eux que, lorsque la Nation aura besoin de tous ses fils, que son regard se portera. Inéluctablement, ils répondront présent à son appel, y compris ceux qui, parmi cette cohorte, à l’instar du général Benhadid Hocine, sont privés de leur liberté.

Que la raison l’emporte sur les passions.
Les hommes passent. Nous sommes tous mortels. Aucun cavalier n’a été enterré sur le dos de sa monture, dit le proverbe.

Vos commentaires

EL-HADJ a dit il y a 38 jours
le peuple algérien Sera toujours reconnaissant envers ces enfants qui, même Dans l’ombre, l’ont bien servis, avec amour et intégrité, Cette nation n’est pas ingrate,...

Gaïd Salah aux militaires retraités: taisez-vous!

Dans une sortie peu ordinaire, le général de corps d'armée, vice-ministre de la défense nationale, chef d'Etat-major de l'armée et le plus vieux soldat du monde a intimé l'ordre aux militaires retraités de ne plus intervenir sur les chaînes de télévision ni dans les journaux de la presse écrite. 

Cette sortie s'explique par le choc provoqué par par la contribution publiée le 28 février dernier dans le quotidien El watan à travers laquelle il a appelé les militaires à réagir à la détention illégale du général-major Hocine Benhadid à la prison d'El-Harrach depuis plus de 5 mois sans qu'il ne soit auditionné par le juge d'instruction.

Aussi, les interventions d'autres officiers retraités dont les colonels Ahmed Adimi, Messaoudi Adimi, Ramdane Benhamlet, le général Mohand Yala et surtout Hichem Aboud (retraité depuis 1990) dont les violentes critiques contre le régime agacent le pouvoir et ses larbins. Ce dernier dit ne pas reconnaître la légitilmité du pouvoir des frères Bouteflika ni leur sbire Gaïd Salah .

Le 27/03/2016


اللواء علي غديري يدعو الجيش الى رد فعل
على الاعتقال التعسفي للجنرال حسين بن حديد


دعا اللواء علي غديري، المحال على التقاعد منذ أكتوبر 2015 في مساهمة له في يومية الوطن الجزائرية الصادرة باللغة الفرنسية في عدد 28 فيفري2016، ضباط الجيش الوطني الشعبي الى رد فعل على الاحتجاز التعسفي للجنرال المتقاعد حسين بن حديد.
بقلم اللواء علي غديري 
ترجمة حرة لـ جناح مسعود
 
ما انفكت الأحداث الدولية في الآونة الأخيرة تستنطقنا سواء بصورة مباشرة أو غير مباشرة، بخصوص المكانة التي يتعين أن تمنح للجيش وللدور المنوط به داخل الأمة بصورة عامة، كون التحديات الأمنية الحالية بحكم طبيعتها تتجاوز الوسائل التقليدية التي تخصصها الدول لهذا الغرض. فهناك بعض الخطابات السياسية عندنا وبذات القدر بعض الأحداث لا تتوانى بنفس المقدار في وضع هذه المؤسسة في قلب الأحداث الوطنية وبالرغم من اختلاف الصيغ، فإن العلاقة السببية قائمة وتبدأ من التساؤل حول طبيعة الدولة الوطنية مرورا بالمعاملة التي يخضع لها بعض الضباط الذين أحيلوا على الحياة المدنية.
ويتعلق الأمر هنا بسجن الجنرال حسين بن حديد وقراره بشن اضراب عن الطعام، وعليه فإن هذه الوضعية وعلى أكثر من صعيد وبكل منطقية، ليس من شأنها أن تترك أيا كان في موقف اللامبالي سواء كان مدنيا أو عسكريا، ضابط أو عامل وبالدرجة الأولى رفاقه سواء كانوا في الخدمة أو في التقاعد الذين يتقاسمون جميعا بعض القيم الراسخة من مهنة السلاح وإن كان ذلك بدرجات متفاوتة من الزامية التحفظ التي يخضع لها الضباط المتقاعدون لا محالة، غير أن البقاء في حالة الصمت عندما يكون أخ في السلاح بصدد الموت البطيء وحرمانه من حقه في الاستماع إليه وفي المحاكمة  كما تنص عليه قوانين الجمهورية ، فهل لا يكون ذلك بمثابة انكار لهذه القيم التي آمنوا بها كضباط جعلوا من الشرف والتضامن بين رفاق السلاح  كما في السابق حجر الزاوية في القسم الأول لهم ؟ 
فهل لا يجب علينا أن نذكر أن الضباط المتقاعدين اليوم كانوا نشطاء بالأمس، ومثلهم من هم في الخدمة اليوم سيحالون على التقاعد غدا. إنها القاعدة العالمية التي تحكم الجيوش وذلك هو مصير أولئك الذين اختاروا طواعية أوعن قناعة والتزام، المسار العسكري وفي كثير من الأحيان في سن حيث الخيارات الأساسية لم تكن واضحة.

إنه شأن الجنرال المتقاعد حسين بن حديد الذي أخد مصيره بيده في سن السابعة عشرة على غرار بقية المجاهدين والشهداء، حيث التحق بجيش التحرير الوطني الشجاع (ج ت و).
ففي صفوف وريثه الشرعي، الجيش الوطني الشعبي، شارك على غرار رفاقه في جميع مهام الدفاع عن الوطن وفي الكفاح ضد جحافل المتطرفين وفي البناء الوطني وتربية الأجيال الشابة.
لقد وقفوا إلى جانب الوطنيين الحقيقيين للأمة، وبثمن دمائهم وعرقهم ووفائهم للقسم الذي أدوه للوطن وباسم الشهداء، حصنا منيعا أمام كل ما من شأنه تهديد سلامة التراب الوطني ومؤسسات الجمهورية وقيم نوفمبر.
لقد كانوا كذلك بالأمس والشيء نفسه اليوم، وسوف يكونون كذلك غدا، تلك هي الرسالة الحقيقية لنوفمبر 54 ويقينا سيظلون أوفياء ما استطاعوا.  فعلى الذين تحولوا إلى الوطنية بثمن بخس، ويتمتعون بالرفاه الذي أتاحه لهم الأمن المستعاد، أن يتأملوا فيما كانت ستؤول إليه الجزائر دون هؤلاء الرجال من طينة المعتقل في الحراش وغيره من الذين
جعلوا من الحياء والحشمة والتواضع ثقافة لهم واختاروا الابتعاد عن الأضواء والصمت وتركوا الساحة للمصابين بفقدان الذاكرة يمرحون. ويتعلق الأمر هنا بخيار، إنهم لا يريدون رؤية بلدهم يؤول الى خراب، فلاتزال صور العشرية السوداء وكذا تلك الماثلة في ليبيا وسوريا واليمن والعراق، تؤرقهم حتى لا نذكر غير هذه الأخيرة، ها هي هنا لتذكرهم يوميا أن خيارهم كان الأفضل.
بيد أنه وفي مواجهة الأصوات التي ترتفع هنا وهناك مندرة نفسها لخدمة الحق بطريقة نظامية وغير مسبوقة، فإن كل ضابط سابق، يتجرأ بطريقة أو بأخرى على البرهنة عن العجرفة وفي أغلب الأحيان بكثير من الحكمة من أجل التنديد بفعل أو تصرف ناهيك عن سياسة، لا يمكن لصمته إلا أن يكتسي صبغة الاخلال بقانون الشرف الخاص به بل يصل حتى الى حدود الخيانة.    
إن الانتقاد خارج اشكاله المستهجنة أحيانا وموضوعتيه النسبية، لا يمكن مهما كان السبب التسليم معه بمثل هذا العقاب والاضطهاد ولا حتى الإذن بالاستخدام المفرط للقوة. فليس لأن السلطة السياسية تتوفر على الشرعية عليها أن تدفع بمن يعارضونها الى الانتحار وذلك عن طريق رفضها ما يضمنه لهم القانون الأساسي للجمهورية.
وعلى العكس من ذلك، نجد كل شيء مباح بالنسبة للمتملقين لها بما في ذلك شتائم أولئك الذين جعلوا من يخدم الأمة كهنوتا. إنه لمن الخطأ تصنيف الأوائل كأعداء، فهم ليسوا بأعداء للسلطة ولا بالتالي للأمة. فقد يصل بهم الأمر في بعض الأحيان الى التعبير عن وجهة نظر مختلفة بصفتهم مواطنين وذلك على طريقتهم وبالتالي لا يجب التركيز عليها، لقد صقلهم الجيش عليها وحتى يكونوا أكثر ليونة جرى تكوينهم كذلك. وخلافا لذلك يجدر طرح سؤال. هل أصبحت ممارسة السياسة حكرا على أولئك الذين لكي يشربوا من ينابيع الريع ليس لديهم خيار سوى التسبيح بمزايا وخصال
ومن شأن هذه العملية سوى ان تجعل من السياسة حكرا على أولئك الذين ليس لديهم خيار سوى التنويه بمزايا أسيادهم في تلك اللحظة؟ وسيكون ذلك بمثابة إهانة لذكاء هؤلاء بدلا من الاعتقاد بأنهم لا يعلمون أن هؤلاء المداحون سيقومون بنفس الشيء غدا مع القادمين الجدد وتلك هي طبيعتهم. 
فالأفقية هي وضعهم والصياح طريقتهم في التعبير وحتى عندما يحاولون الصعود، يستعيرون من الزواحف طريقتها الخاصة في التحرك  وكل شيء يهون في خدمة سيد الدار ، فالكرسي مبتغاهم ، فهم الى أصحاب السلطة مثل ثمرة البلوط في الشجرة بقدر ما تحتاج السلطة الى قطع جميع الأشجار لكي تستطيع من عليائها الاعجاب باللبلاب في حين يكفي فقط
أن تمعن البصر جيدا نحو الأسفل حيث تناثرت الحبات في الحفرة. 
فالفكر جدلي بداهة ومهما كان مصدره لا يمكنه سوى التسليم بوضعه للنقاش، لأن الشعب لم يطالب سوى بحرية التعبير المكرسة دستوريا. فمن الواضح، أنها لا يمكن تكون غير ذلك عندما يتعلق الأمر بأحفاد غايا وماسينيسا ويوغرطة وبشعب أنجب نوفمبر 54 وبأمة ولدت من رحم نوفمبر 54. وعليه، لماذا التحامل على جنرال تكلم بصوت عال فيما يفكر فيه الجميع بصوت منخفض؟ فهل ذلك من أجل اسكات فئة الضباط المتقاعدين؟ فعندما نرى الحرية التي يتمتع بها بعض الوصوليين على الساحة السياسية الوطنية في انتقاد الأفراد والمؤسسات، يحق لنا أن نؤكد أن الأمر يتعلق لامحالة بتحامل.
فلماذا يصبح فجأة ما هو مسموح به للآخرين، غير قانوني عندما يتعلق الأمر بهذه الفئة من المواطنين؟
وعلينا أن نسأل أنفسنا عن المعنى الذي يجب اعطاءه للمواطنة وللمساواة بين المواطنين المكرسة دستوريا.
وفي جميع الحالات، فإذا كانت نية صناع القرار هي فرض الصمت عليهم، فإن جنرال واحد حتى لو مات جوعا في زنزانته في الحراش، لا يمكن تحقيق النتيجة المرجوة. فليسمحوا لي أن أقول للجميع، أن ضباط الجمهورية مهما كانوا متقاعدين، لا يمكن بأي حال من الأحوال تشبيههم بمنتوج تجار السياسة. 
فليعلم الذين جعلوا من السياسة حرفة سواء بالفطرة أو عن طريق التسلل، أن الجنرالات الذين يهاجمونهم اليوم كانوا هنا، ضباطا شبابا واقفون عند ما كانت الدولة والجمهورية الديمقراطية تتمايل وفي الأفق تترآى الخلافة والسلفية. 
  وبدونهم، وبدون جبهة الوطنيين الذين ساهموا بقدر كبير الى جانب جميع الأحرار في هذا البلد، ما كان لأحد أن يعيش طويلا لكي يستطيع اليوم أن يصب في قاموسهم السياسي مصطلحات أقرب الى اللغو يملئون بها عقول الحشود التي يعتقدون أنها مستعبدة وفاقد لذاكرة.  إنه تلميح  لمصطلح الدولة المدنية حتى لا نقول الدكتاتورية «الذي لجأوا إليه ، مع العلم أن الشعب واع أنها لم تكن كذلك في الجزائر؟
 
إن شهداء الأمس واليوم لم يضحوا من أجل أن تكون الجزائر مستقلة يتولى فيها المجاهدين منذ استعادة السيادة الوطنية مصير البلد، ما كانوا يسمحون لهم بذلك اطلاقا. وعلى الصعيد النظري والفلسفة السياسية، لا نفرض الدولة المدنية على الدولة العسكرية و لكي يقتنعوا،  ما عليهم سوى مراجعة  العمل الضخم لـ جون لوك الذي يشير بقوة على هؤلاء السياسيين المبتدئين أن المصطلحات التي يمكن  أن يلجؤوا  إليها يجب أن تكون في محلها . 
وحيث أن الريع يبهر  وهذا تحصيل حاصل ، لأن ما هو صالح عند الآخرين، هو كذلك عندنا  على الرغم من أن الصيغ والمستويات تختلف.
ومع ذلك، فإن الذين جعلوا ذلك مصدرا للدخل وسبب للعيش يعلمون أن فوائده يترتب عنها مقابل لا يتناسب  غالبا ما مع أبسط قواعد الأخلاق  و الكرامة الإنسانية . فليمارسوا على هواهم، لكن فليتركوا الجيش الوطني الشعبي خارج مجال نهبهم وأن لا يخلطوا بين الدولة والنظام والجيش والميليشيات.
فلم تشعر الجزائر على الاطلاق منذ استعادة استقلالها بالحاجة الى التوفر على جيش قوي وموحد بقدر ما تشعر به الآن. فالحفاظ على هذه المؤسسة يمر حتما بالحفاظ على التركيبة البشرية من العاملين والمتقاعدين التي يشكل فيها الضباط العمود الفقري. وبالفعل، فنحوهم تتجه الأنظار عندما تكون الأمة في حاجة الى جميع أبناءها وسيستجيبون حتما للنداء ومن بينهم من هم ضمن هذه المجموعة، على غرار الجنرال حسين بن حديد من حرموا من حريتهم.
فليتغلب العقل على العواطف، فالرجال يقضون وجميعنا الى زوال، فلا وجود لفارس دفن على ظهر
حصانه كما يقول المثل
.
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