Général Hassen DRS

Le général Hassen du DRS arrêté

A peine passé sous la tutelle de la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA),  le Service de coordination opérationnelle et de renseignement antiterroriste (SCORAT) s'est retourné contre son ancien chef, le général Aït-Ouarab dit Hassen.
En effet, dans la soirée du 27 août , le général Hassen a été arrêté par ses anciens subalternes de la même manière qu'ils procédaient quand il était à la tête de cette unité d'élite dans la lutte antiterroriste. Une arrestation musclée et de nuit. Le général à la retraite depuis un peu plus d'une année a été emmené vers une destination inconnue. Il devait être emmené, certainement, au centre du SOCRAT pour être auditionné avant d'être remis à la justice militaire.
Rappelons que le général Hassen qui avait pour sobriquet "Louis de Funès" n'est pas à ses premières déboires depuis sa mise à la retraite. Au mois de février 2014 il était placé sous contrôle judiciaire avant de faire l’objet d’un mandat d’arrêt lancé contre lui par le procureur de la République près le tribunal militaire de Blida . 

Une accusation passible de la peine capitale

Accusé, officiellement, d’avoir constitué un groupe armé et de détenir et retenir illégalement des armes de guerre, le général Hassen encourt la peine capital selon l'article 86 du code pénal algérien. Son arrestation musclée en février 2014 avait soulevé pas mal de remous chez les cadres du DRS qui voyaient à travers cet acte c'est le général Tewfik qui était visé puisque l'ancien patron du SCORAT était l'un de ses fidèles.

L'interface entre le DRS et le FFS

Outre la lutte antiterroriste, le général Hassen était l'interface entre le DRS et le leader du Front des Forces Socialistes, Hocine Aït-Ahmed. Il manipulait, aussi, une bonne partie de la presse algérienne sous couvert de fournir à certains titres des informations sécuritaires. C'est ainsi que des patrons de presse dont Anis Rahmani, le patron du groupe de presse An-Nahar et l'ancien directeur de Numidia News, Sami Riadh, entretenaient des relations privilégiées avec lui. 

Il commandait de sujets calomnieux contre des journalistes et des journaux indépendants dont "Mon journal" et son directeur tout en s'assurant la garantie de bénéficier de la clémence de la justice en cas de poursuites judiciaires pour diffamations.

Dès la troisième bouteille de bière...

C'est, aussi, lui qui avait tenté d'approcher le journaliste Mohamed Sifaoui à Paris pour ui faire changer d'avis quand ce dernier rédigeait son pamphlet contre le DRS. S'étant présenté, d'abord, en qualité de cadre du ministère de la communication, dès la troisième bouteille de bière il déclina sa fonction et son grade (il était colonel à cette époque). A la quatrième bouteille les rôles s'inversaient et c'est lui qui livrait des informations qui relèvent du secret professionnel.

Le Colonel Messaoudi Farid futur patron du SCORAT?

Des sources généralement bien informées indiquent qu'après le passage de cette unité d'élite sous le commandement de la DCSA, c'est à dire sous la tutelle du général de corps d'armée Gaïd Salah, c'est le colonel Messaoudi Farid dit Hacène qui risque de prendre son commandement. Ce colonel est connu pour "ses crime de sang et surtout sa rapine. Il est a l'origine de plusieurs acquisitions illégales" affirment nos sources.

Mon journal le 28/08/2015 19h05




Le général Hassen remis en liberté
et beaucoup d'interrogations

La mise en liberté du général Hassen dans la soirée d'hier,  lundi 1 août, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui après 5 jours de détention à la prison militaire de Blida, ne manque pas de susciter moult interrogations chez l'opinion publique.

L'arrestation de l'ancien patron de l'unité de la lutte antiterroriste, le général Hassen, a suscité beaucoup de commentaires. Même Louiza Hanoune, la secrétaire général du Parti des Travailleurs et néanmoins l’égérie de Saïd Bouteflika, le détenteur réel du pouvoir, a dénoncé cette arrestation.

Que reprochait-on à l'ancien patron du SORCAT? Une mission secrète menée à l'insu du commandement militaire, mais avec l'accord de sa hiérarchie (c'est à dire le général de corps d'armée Tewfik. Une opération secrète comme cela se passe dans tous les services secrets du monde. Et le DRS n'était pas à sa première opération. Dans les pays qui se respectent même le chef de l'Etat quand on tente de le mettre au courant refuse d'en entendre parler. C'est ce que faisait feu Chadli Benjedid qui se contentait de dire à l'adresse du patron des services secrets  "je n'ai rien entendu et c'est à vous de faire ce que vous jugez utile. Mais, sachez que vous n'avez pas le droit à l'erreur". 

Les services algériens ont mené de nombreuses opérations secrètes dont l'opération de Gafsa qui consistait à apporter une assistance à des opposants tunisiens qui tentaient de déposer Bourguiba au début de l'année 1979. Une autre opération au profit de Mohamed Megherief en 1984 qui préparait un coup d'Etat contre le colonel Kadhafi. Ce genre d'opérations secrètes n'est pas l'apanage des seuls services algériens. En France, on honore les hommes morts en mission secrète, et Dieu seul sait combien ils sont nombreux. On ne révèle jamais les circonstances de leur décès mais un cercle restreint sait qu'ils sont "morts pour la patrie"

On ne cherche jamais des noises à un officier à la retraite pour avoir mené une opération secrète durant ses années d'activité surtout que ce genre d'opération est menée avec l'accord du patron des services. Parfois, il arrive qu'un officier mène une action sur ordre du patron des services et à l'insu de son propre chef hiérarchique.

L'arrestation du général Hassen relève purement et simplement du règlement de compte. Elle cachait mal la volonté de nuire au général Tewfik. L'auteur de toutes ces manigances est connu de tout le monde. Il a pour nom: Saïd Bouteflika. Un nain qui mène une véritable entreprise de destruction de l'Etat algérien sans qu'aucun homme n'ose le remettre à sa place et pourquoi pas le mettre hors d'état de nuire en l'envoya t remplacer le général Hassen derrière les barreaux de la prison de Blida.

Mon journal 01/09/2015 12h40

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Saïd Bouteflika, le nain qui s'acharne à détruire l'Etat algérien pour sauver sa peau

Le général Hassen est toujours en prison

 "L'info selon laquelle général Hassan a été remis en liberté est fausse. C'est de l'intox. 
Au contraire, il a craché le morceau et il a impliqué le général Toufik dans ses histoires. 
Deux autres colonels des services sont prison depuis ce matin (mardi 1er septembre)" c'est ce que nous indiquent des sources proches de la justice militaire.

D'autres sources annoncent de grands bouleversements dans les prochains jours et qui toucherait non seulement le DRS mais tout le commandement militaire. Sous le prétexte de rajeunir ce commandement, le plus vieux soldat du monde, le général Gaïd Salah,  à la double casquette de chef d'état-major de l'armée et vice-ministre (un fait sans précédent dans l'histoire des armées dans le monde) mettra à la retraite ses pairs dont Salah Bey, Hassen Tafer qui ont dépassé les 70 ans ais aussi de jeunes officiers suspects de ne pas porter le roi Bouteflika dans leur cœur. Depuis, les changements opérés à la DCSA, la délation est montée en flèche. Tout officier entendu critiquer le régime ou le président de la république fait l'objet d'un rapport qui risque de l'envoyer à la retraite à défaut de prison.

Mon journal le 01/09/2015 22h39

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