Lotfi Nezzar le délinquant

Lotfi Nezzar avait agressé SAS,
le chroniqueur du Matin en

La condamnation de Lotfi Nezzar par le tribunal de Chéraga pour coups et blessures à l'arme blanche ne fait que confirmer son caractère de voyou notoire. 
Les jeunes qui fréquentaient la discothèque "Le Triangle" à Makam Echahid à la fin des années 90 et début des années 2000 se souviennent de ce soûlard qui polluait la piste de danse par la présence de sa carcasse en se déhanchant avec un pistolet à la main.

une lectrice nous a écrit pour nous rappeler le sinistre souvenir de ce voyou qui avait au mois d'octobre 2001 agressé le journaliste-chroniqueur du Matin Si Ahmed Semiane, plus connu sous la signature SAS.Le jeune journaliste qui croquait tous les hommes du pouvoir de l'époque avait passé au moulinet l'ancien sergent de l'armée coloniale Khaled Nezzar. La réaction du fils voyou est une agression caractérisée contre le journaliste qu'il laissa baigner dans son sang. Le fils à papa a été jusqu'à menacer SAS de le tuer si jamais il le trouvait sur son chemin ou de fréquenter les mêmes lieux que lui.

Le voyou fils à papa par son comportement n'a pas manqué d'attirer l'attention de l'organisation Reporters Sans Frontières qui avait dénoncé son acte abject. (lire ci-contre)

Mon journal le 18/06/2017

Quand RSF condamnait le voyou fils à papa

Reporters sans Frontières (RSF)

22 octobre 2001

ALGERIE

Un journaliste agressé par le fils du général Nezzar

Dans une lettre adressée au ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, Reporters sans frontières (RSF) a protesté contre l'agression dont a été victime Sid Ahmed Semiane, dit S.A.S.. "Cet acte est extrêmement grave. En touchant à S.A.S., c'est à la liberté de ton que l'on s'en est pris", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de RSF. "Le coupable a été identifié, nous demandons qu'il soit puni", a-t-il ajouté.

Selon les informations recueillies par RSF, Sid Ahmed Semiane, dit S.A.S., chroniqueur au quotidien Le Matin, a été violemment frappé par Lotfi Nezzar pour avoir critiqué le père de ce dernier, Khaled Nezzar, général major à la retraite et ancien ministre de la Défense. L'agression a eu lieu dans une discothèque d'Alger, dans la nuit du 18 au 19 octobre 2001. Un an auparavant, une altercation avait déjà éclaté entre les deux hommes. Ces derniers mois, le journaliste avait été menaçé à plusieurs reprises par Lotfi Nezzar. Le 21 octobre, le général Nezzar a présenté ses excuses au journaliste en qualifiant l'agression "d'affaire de droit commun". Sid Ahmed Semiane, qui souffre de nombreux hématomes et ecchymoses, a déposé plainte. Ce célèbre chroniqueur de la presse algérienne est connu pour ses articles critiques à l'égard de personnalités politiques.

Le Matin dénonçait l'agression de son journaliste par le voyou Lotfi Nezzar

Le fils de Khaled Nezzar a agressé jeudi notre chroniqueur. Notre collègue était encore hier sous surveillance médicale

La République des voyous

Le Matin, 20 octobre 2001

On a frappé Sid Ahmed Semiane. Avec haine, avec l'envie de blesser, de handicaper, peut-être même de tuer. On a frappé notre chroniqueur pour ses écrits, et l'auteur de l'agression, le fils d'un général, le fils du général Nezzar, a dû dormir tranquille la nuit dernière pendant que SAS se tordait de douleur. Ce voyou a tort : il ne dormira plus tranquille avant longtemps. Ce rejeton d'un haut officier de l'ANP qui prend un revolver pour aller danser, cet individu qui se prévaut de la force supposée de son père pour agresser des journalistes, ce chenapan qui pense jouir de l'impunité de la République des voyous, ce garnement va non seulement passer devant les tribunaux, mais aussi et surtout faire l'objet de notre scrupuleuse attention durant ces prochaines semaines. Il est le symbole de ce qu'il coûterait à ce pays s'il venait à basculer définitivement entre les mains des barbouzes et c'est à ce symbole-là que nous nous attaquerons, avec détermination. Nous ferons du procès de ce petit loubard qui profite des galons de papa un procès exemplaire, le procès contre la certitude de l'impunité, le procès des coquins. Un procès à forte portée pédagogique. Quel qu'en soit le prix. Ne cultivons pas le malentendu sur le sens de notre soutien à l'action du général Nezzar : on n'a pas empêché les intégristes de s'emparer du pouvoir pour que les fils des généraux en abusent. Quelle dérision ! Et quelle stupide certitude habite ce mafioso, persuadé qu'il suffit de donner des coups à un journaliste pour l'inhiber définitivement. S'il disposait de quelques aptitudes à la réflexion, il aurait constaté que ni la mort ni la prison ne sont venues à bout de la liberté de la presse. Sans doute aurons-nous, dans la perspective de ce procès, à supporter la pression des « copains de papa », à subir des chantages de divers ordres, mais rien ne nous dissuadera de mener cette bataille-là : pendant que papa Nezzar s'expliquera à Paris contre Souaïdia, le fils rendra des comptes devant le tribunal d'Alger. Et nous dénoncerons toutes les éventuelles entraves de l'administration judiciaire de Ouyahia, nous rendrons publiques toutes les menaces qui nous parviendraient. Le coup est parti.
Mohamed Benchicou

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