Samraoui Tartag

Le général-major Bachir Tartag est retraité de l'ANP

Selon des sources dignes de foi, le général-major Othmane Tartag dit Bachir l'ancien directeur du Contre Espionnage au DRS et actuellement conseiller du président de la république exerce ses fonctions au niveau de  institution en qualité de retraité de l'armée et non pas en qualité de militaire. 

Le général Bachir a été admis à la retraite le même jour que le général-major Rachid Laalali dit Attafi, l'ex patron de la sécurité extérieure. C'était à la demande du général de corps d'armée Mohamed Mediene chef du DRS qui s'était senti floué par le limogeage de son ancien bras droit sur instruction de Saïd Bouteflika qui avait manœuvré habilement pour récupérer l'un des hommes qui connaissent le mieux les services secrets algériens pour y avoir exercé différentes fonctions depuis 1975.

Lors de sa mise à la retraite, le général Bachir exerçait la fonction de conseiller auprès du vice-ministre de défense, le général de corps d'armée Gaïd Salah . Ce n'est qu'une fois retraité et alors que le général Tewfik croyait l'avoir éliminé des arcanes du pouvoir que le général Bachir parrainé par le nouveau maître d'Alger, Saïd Bouteflika, s'est vu nommer conseiller à la présidence de la république aux affaires de sécurité. Le général conseiller occupe un bureau dans l'immeuble qui abritait le siège du ministère des affaires étrangères à El-Mouradia avant son transfert aux sources. Son bureau n'est pas loin de celui de Saïd Bouteflika qui possède un autre au palais d'El-Mouradia et un autre à la résidence présidentielle de Zéralda où il joue parfaitement le rôle de garde malade.

 De nombreux observateurs s'attendaient à ce que le général Bachir occupe le poste de chef du Département aux Affaires des Défense et de la Sécurité (DADS) resté vacant depuis le départ du général major Mohamed Touati dit El-Mokh ancien membre influent du cabinet noir que composaient les anciens sous-officiers de l'armée coloniale ayant rallié l'ALN entre 1958 et 1962. Un cabinet dont les membres les plus influents étaient les généraux Khaled Nezzar, Larbi Belkheir et Mohamed Lamari.

Mohamed Samraoui brigue un poste de conseiller

Rentré au pays au début de l'année 2015 sous la protection du général Gaïd Salah avec lequel il entretenait de bonnes relations et son autre ami Bachir Targtag qui ont intercédé en sa faveur auprès de Saïd Bouteflika, Mohamed Samraoui semble s'ennuyer sans avoir une occupation et surtout une fonction qui le valorisera aux yeux de ses proches et de ses amis.

Ayant déserté son poste de chef du bureau de sécurité de l’ambassade d'Algérie à Bonn accrédité auprès du BND (services secrets allemands) pour avoir écrit  en 1995 un rapport dans lequel il dénonçait le vol commis par l'épouse et la belle mère de l'ambassadeur algérien Mohamed Hannachi (actuellement en poste à Madrid). Refusant le rappel à Alger, Samraoui demande l'asile politique en Allemagne. Après 6 ans de silence il se lance dans la politique en dénonçant ses ex chefs sur la chaîne qatarie Aljazeera avant de publier "chronique des années de sang" sans grand succès pour n'avoir pas su l'accompagner par des sorties de promotion. Membre fondateur du mouvement Rachad, Samraoui ne tardera pas à rompre avec ses compagnons de lutte après avoir accusé à tort le diplomate Hasni de l'assassinat d'Ali Mecili dans lequel il était impliqué. Depuis ce triste épisode il se fait discret jusqu'à ne plus faire parler de lui.

De retour à Alger, il espère trouver un boulot auprès de son ami Bachir Tartag à défaut d''être embauché dans une société de sécurité créée par un ancien collègue.

LA PLUS BELLE PRISE DE GUERRE DU CLAN BOUTEFLIKA

En 1999, Abdelaziz Bouteflika avait demandé la tête du général Bachir Tartag accusé de la responsabilité des exactions commises par les services de sécurité. Quinze ans plus tard, le même général vient d'être nommé conseiller spécial du même président, à la demande de son frère, Saïd Bouteflika, qui cherche à trouver quelques alliés au sein de l'institution militaire. Exploration au coeur du sérail militaire algérien, avec notre chroniqueur Hichem Aboud.
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