Abdessamie

Libérez Abdessamie Abdelhaï

Si vous êtes contre l'arbitraire et les pratiques mafieuses prenez sur votre temps juste 2 minutes. Le temps de copier ce texte et de l'envoyer par émail aux adresses suivantes. Cela ne vous demandera aucun effort.
Soyez, tout simplement conséquent avec vous-mêmes et avec vos convictions si vous êtes réellement contre l'arbitraire et le despotisme. Ne soyez pas complices des bourreaux du peuple qui ne puise leur force que de votre silence. Rompez, donc, le silence pour les affaiblir.

Madame, Monsieur

Par ce courriel, je vous prie de bien vouloir intervenir auprès des autorités algériennes pour qu'il soit mis fin à l'arbitraire dont est victime le journaliste Abdessamie Abdelhaï, correspondant des quotidiens Jaridati et Mon journal suspendus injustement par le pouvoir d'Alger. Depuis près de deux (02) ans, Abdessamie Abdelhaï est en détention préventive sans que ne soit retenue contre lui une accusation claire pour qu'il soit jugé. Sa détention injuste est l'expression d'actes mafieux pratiqués par le régime algérien qui s'attaque aux proches, amis et familles de ceux qu'il considèrent comme adversaires. Pour avoir rencontré son directeur de publication, M. Hichem ABOUD peu avant son départ du territoire algérien, Abdessamie Abdelhaï a été arrêté dix jours plus tard. Il a été victime des graves violations de droits humains comme rapportées dans le quotidien El Watan du 20 mars 2015. L'arbitraire dont il fait l'objet fait partie d'une série d'actes de représailles menés contre M. Hichem ABOUD dont les membres de sa famille et lui-même sont privés de passeport et de tous les services consulaires. Deux autres citoyens de Tébessa dont M. Hichem ABOUD ignore les noms, sont en prison sans jugement. Leur crime est d'avoir pris un café avec lui. D'autres personnes qui ont eu des conversations téléphoniques avec le directeur du journal considéré comme ennemi public numéro 1 du pouvoir algérien, ont été convoqués dans les commissariats de police dont le Dr Ahmed Adimi, professeur à l'université d'Alger qui a été auditionné sur Procès Verbal juste pour une simple conversation téléphonique.

Les autorités algériennes qui excellent dans le mépris du peuple sont restées sourdes aux appels de Reporters Sans Frontières et Protect Journalists.

Nous comptons sur vous pour exercer les pressions nécessaires pour que cesse l'arbitraire.

Recevez, Madame, Monsieur, mes respectueuses salutations

Courrier à envoyer par mail à:

FIDH: Arthur Manet / Lucie Kroening, +33 1 43 55 25 18,

 presse@fidh.org

Front Line Defenders: Emma Achilli, +32 2 230 93 83,

 emma@frontlinedefenders.org

OMCT: Miguel Martin Zumalacarregui: + 41 22 809 49 24,

 mmz@omct.org

REMDH: Hayet Zeghiche, +32 488 08 00 41,

 hze@euromedrights.net



actions à mener

Dans le cadre de la campagne en faveur de Abdessamie Abdelhaï, le comité de soutien envisage de saisir:
-  les chefs des Etats membres du Conseil de Sécurité de l'ONU et des Etats voisins (Tunisie, Maroc, Espagne, Italie)
- Le président de la commission européenne
- Les ministres de la justice des pays voisins (Tunisie, Maroc, Espagne, France, Italie)
- Les ONG de défense des droits de l'homme
- Observer une grève de la faim dans les locaux de Reporters sans Frontières
- Observer des sit-in devant les ambassades d'Algérie dans les principales capitales européennes et devant le siège de l'ONU à Genève.

Enfin, une action de grande envergure sera menée à l'échelle internationale en vue de dénoncer les autorités mafieuses d'Alger.



Affaire du journaliste Abdelhaï Abdessami : A quand le procès ?

Le procès de Abdelhaï Abdessami, journaliste de Jaridati et de Mon Journal, détenu depuis 19 mois, tarde à voir le jour. El Watan Week-end a enquêté sur le contenu et les non-dits de cette affaire.

En détention provisoire depuis 19 mois, Abdelhaï Abdessami, 46 ans et père de trois enfants, journaliste à la radio locale de Tébessa et correspondant de deux journaux, Jaridati et Mon Journal, interdits d’impression depuis juin 2013, est toujours en prison, sans procès. Accusé d’avoir participé à l’exfiltration, vers la Tunisie, de Hichem Aboud, Abdessami lance un cri du fin fond de sa cellule à la prison de Bir El Ater (87 km au sud de Tébessa) et appelle la justice à se pencher sur son cas afin de mettre fin à son attente infernale.

Hichem Aboud, directeur de Jaridati et de Mon Journal,  qui a vu ses deux publications interdites d’impression suite à ses déclarations sur l’état de santé du président de la République, joint par téléphone depuis sa terre d’exil à Lille (France), affirme qu’il est entré légalement en territoire tunisien. La preuve : son passeport a bel et bien été tamponné par la police des deux frontières, algérienne et tunisienne.

La famille du détenu, rencontrée dans la ville des vestiges romains abandonnés, Tébessa, ne trouve pas les mots pour décrire la situation morale du journaliste. «Démoralisé», «déprimé» sont les qualificatifs qui reviennent en boucle. Sa mère est malade depuis son incarcération et sa petite famille ne cesse de «subir» les «pressions» des pouvoirs publics depuis le jour de son interpellation par la police. L’avocat du détenu, Me Mohamed Gouasmia, et sa famille ont décidé, cette fois-ci, de mettre au jour le dossier de Abdessami. Ils livrent leurs témoignages à El Watan Week-end sur les non-dits de l’histoire de l’incarcération du journaliste.

Services secrets

Les faits remontent au 7 août 2013, jour où Hichem Aboud débarque à Tébessa. Il séjourne, sans être inquiété, pendant trois nuitées à l’hôtel du centre-ville El Emir, durant lesquelles il a rencontré son journaliste, Abdelhaï Abdessami. Le 10 août, Hichem Aboud quitte l’Algérie pour la Tunisie en passant par les deux postes-frontières algérien et tunisien (Bouchebka à Tébessa, et Hydra à Kasserine en Tunisie), comme le montre la copie de son passeport. La DGSN qualifie sa sortie d’exfiltration, sur la base de laquelle un «ordre» a été donné à la direction de la sûreté de wilaya de Tébessa 

d’interpeller le journaliste Abdessami, le soupçonnant de l’avoir aidé.

Après son interpellation par la police près de chez lui, le 18 août 2013, Abdessami a été auditionné d’abord par les éléments de la centrale de la Sûreté nationale, avant que ces derniers ne le livrent, deux jours plus tard, au  groupement de la gendarmerie et aux services secrets. Deux rapports, sous forme d’enquête, qu’El Watan Week-end a pu consulter, ont été établis. Sa famille témoigne. «La femme de Abdessami qui lui a rendu visite à deux reprises au niveau de la centrale de la police n’a rien compris quand les mêmes policiers qui ont détenu son mari ont nié toute connaissance à son sujet.

Ils l’ont rendue schizophrène», fulmine un membre de sa famille. Ces faits rappellent, pour bon nombre, les films hollywoodiens. D’après le rapport établi par la gendarmerie, il a été mentionné que «selon leurs investigations, Abdelhaï Abdessami a accompagné Hichem Aboud jusqu’au poste-frontière de Bouchebka avant de rebrousser chemin». Son avocat, Me Gouasmia, explique que le rapport en question «n’implique» en rien son client.

Auditions

«Les gendarmes ont même procédé à l’interception des appels téléphoniques de plusieurs personnes afin d’établir un quelconque lien avec Hichem Aboud.  Ils ont avancé la thèse d’un complot visant à l’aider à quitter l’Algérie. Selon eux, les personnes soupçonnées seraient Abdelhaï Abdessami, un habitant de Tébessa et un officier de police travaillant au poste-frontière en question», selon le même rapport. Me Gouasmia donne plus de détails sur l’affaire. «Il faut savoir que le procureur de la République n’a pas été avisé de l’arrestation de Abdessami. C’était le procureur militaire de la République qui était en charge du dossier», s’indigne l’avocat.

Me Gouasmia qualifie la procédure de «hors la loi» et de «gravissime». Ce n’est que cinq jours plus tard que le journaliste a été placé légalement en garde à vue, suite à la décision du procureur militaire qui a considéré l’affaire du ressort de la justice civile. Sa garde à vue a été renouvelée une seule fois avant qu’il ne soit mis en détention provisoire pour une durée de 19 mois.

Dans le rapport établi par la police, l’avocat soulève des faits qui «choquent». Le journaliste Abdessami a été auditionné à plusieurs reprises durant sa garde à vue, parfois à des heures «avancées» de la nuit. Me Gouasmia explique que l’objectif était de l’«empêcher» de dormir. Au final, Abdessami n’a été présenté devant le procureur de la République près la cour de Tébessa que le 26 août, neuf jours après son arrestation.

Etranglé

Sa famille revient sur ce qu’a subi l’épouse du journaliste. C’est elle, médecin à l’hôpital de Tébessa, qui subvient actuellement aux besoins de sa famille. «Même sa femme n’a pas échappé aux méthodes autoritaires», révèle le même proche du détenu. Et d’ajouter : «Quand Abdessami a été remis aux mains des gendarmes, ces derniers ont permis enfin à sa femme de le voir. La rencontre a eu lieu dans un bureau en présence d’un gendarme.

Le but était finalement de l’interroger. Quand Abdessami a refusé la méthode, le gendarme s’est levé et l’a étranglé devant sa femme et ses trois enfants, s’indigne-t-il. Ils ont même persuadé les responsables de l’hôpital à la surveiller sur son lieu de travail. Les autorités lui ont rendu la vie difficile. Elle a souffert et continue à souffrir la pauvre !» L’affaire de Abdessami a été transférée à la Cour suprême afin de «revoir» la nature de l’accusation dont il fait l’objet.

Me Gouasmia craint le pire. «L’affaire a été classée comme délit. Ainsi, Abdessami sera jugé par un tribunal normal. Je crains que si l’affaire est parvenue à la Cour suprême, c’est dans le but de la classer dans le criminel, s’indigne l’avocat. Dans le criminel, on juge la personne à base de conviction et non à base de preuves.» Décidément, les 19 mois n’ont pas suffi pour programmer le procès de Abdessami qui clame son innocence. Sa famille, son avocat et tous ceux qui le connaissent attendent cette date avec impatience.

Meziane Abane
Quotidien El Watan du 20/03/201

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الإفراج عن الصحافي عبدالسميع عبدالحي

 

أفرج مساء اليوم الاثنين 21/09/2015 عن الصحافي عبدالسميع عبدالحي بعد أكثر من عامين قضاهما في سجن بئر العاتر بولاية تبسة ومن دون محاكمة.
عبدالسميع عبدالحي كان مراسلا لصحيفة "جريدتي" من ولاية تبسة، وفي صيف 2013 كان المدير العام ل "جريدتي" و"مون جورنال"، هشام عبود، في زيارة إلى تبسة من أجل فتح مكتب ولائي للجريدة فألتقى بمراسلها.
غير أن عبدالسميع وجد نفسه متهما بما قيل أنه "تهريب" مدير جريدته إلى الخارج، رغم أن عبود غادر الجزائر بصفة عادية عبر الحدود الرسمية ولا يوجد أي قرار قضائي يمنعه من مغادرة التراب الوطني.
قبع عبدالسميع عبدالحي في السجن أكثر من 25 شهرا، وشهدت قضيته حملة تضامن من إعلاميين وجهات حقوقية 

دولية

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Abdessamie Abdelhaï est libre

Par sa remise en liberté, le pouvoir d'Alger joue la carte de l'apaisement et semble s'acheminer vers la voie de la justice et de la légalité en délaissant la tyrannie et le despotisme derrière lui. Espérons que ce même pouvoir reconnaîtra les injustices qu'il a commises à l'encontre du correspondant de "Jaridati-Mon journal" et saura le dédommager, ainsi que ses  compagnons


قصة الصحفي عبد السميع عبد الحي… “الزنزانة و جبال الجبن!!”

كسكين باردة انغرز في جمجمتي تلقيت خبر اعتقال صديقي و زميلي عبد السميع عبد الحي .. كان ذلك في 18 أوت 2013.. لم يكن الرقم  الذي أحفظه في ذاكرة هاتفي الذكي كافيا لكي أطمئن على “عريض المنكبين” كما كنا نلقبه في الجامعة حينما نمازحه.. لقد باءت محاولاتي بالفشل ! لكنني أقسمت أن لا أتخاذل و أن لا أستسلم !

   سكاكين الصدمات الباردة

الصدمة الثانية التي كادت تدميني هو الصمت الذي قوبل به خبر اعتقال الصحفي عبد السميع و الخوف الشديد من تناول قضيته و الذي تلمسته لدى إجرائي لعشرات الاتصالات مع نواب و إعلاميين وسياسيين.. أرسلت ما يزيد عن 70 رسالة ولم أتلق سوى القليل من الردود والغريب أن صحفية مشهورة قالت لي بالحرف الواحد ”هو مافيا ألا تعرف ذلك”..!

نائبان..احسن و صورية 

قد جبن الكثيرون و تراكمت جبال الجبن على الضمائر بينما كان عبد السميع يواجه ظلام الزنزانة والظلم و داء السكري ينهش جسده حتى أن زوجته كتبت يوما أنها تخشى عليه من الانتحار.. راسلت نوابا من مختلف التوجهات السياسية من إسلاميين ووطنيين وليبراليين ومستقلين ويساريين وحزبيين كلهم صمتوا وأهملوا نداءنا باسم أمه الثمانينية المكلومة وأبنائه الأبرياء وزوجته التي عبرت الصحراء وحيدة.. لم يتفاعل مع حملتنا التي أطلقناها في “اللجنة الدولية للدفاع عن الصحفي عبد السميع عبد الحي" سوى الصحفية صوريا شعبان وبرلمانية حزب العمال، والنائب عن جبهة العدالة والتنمية، الأستاذ حسن عريبي، فلهما كل التقدير و هكذا يكون النواب و إلا فلا!

  إشكالية البردعة و الحمار حاشاكم

ولكن لماذا خاف النواب والجامعيون وزملائه الصحفيين من تناول قضية الزميل عبد السميع عبدالحي .. ما الذي يخيف في الأمر ولماذا لم يتجرأوا حتى على المطالبة بتوفير محاكمة عادلة له وهو الذي قبع لعدة أشهر في الحبس الاحتياطي .. الجميع كانوا يقولون همسا ” ماناش قد السعيد” في إشارة إلى السعيد بوتفليقة مستشار وشقيق الرئيس عبد العزيز بوتفليقة على اعتبار أن الخصومة كانت بين السعيد وهشام عبود لكن الانتقام  كان من “المسكين” عبد الحي ! حتى أن أحد الفيسبوكيين علق ساخرا “صارهم كي اللي ما حكمش الحمار فضرب البردعة”!! مع حفظ المقامات طبعا!


!!تهمة شرب القهوة مع عبود

في أمسية رمضانية بدأت الحملة الفيسبوكية و كتبت حينها أولى كلماتي ”بلا جريمة ولا تهمة واضحة ولا محاكمة عادلة يقف أمام المحكمة يودع السجن.. هل هو لص أو قاتل أو مزور أو مهرب.. لا أبدا إنه عبد السميع عبدالحي .. سكت الزملاء وسكت الأحباب ولا كلمة عنه فقط لأنه شرب قهوة مع زميلنا هشام عبود.. لماذا لا يعاد إلى بيته وعمله ثم يستدعى للمحكمة ليقف أمامها إن كانت هناك أصلا قضية  ضده ..؟؟ نبدأ حملتنا لإطلاق سلاح زميلنا الصحفي عبدالسميع عبدالحي العامل بإذاعة تبسة ..والحد الأدنى بأن يطلق سراحه ثم يقف أمام المحكمة إن كانت هناك قضية ضده” !

  عريض المنكبين..و تحذيرات بونزل

بدأت الحملة خجولة تلكأ الكثير من الزملاء، تجاهلنا العديد من السياسيين، وكنت كلما تسرب اليأس إلى داخلي تذكرت أولاده وزوجته ووالدته الثمانينية .. أتذكره حينما كنا في الجامعة وهو يخطو بخطواته الواسعة متأبطا كتابا واحدا على الأقل .. أتذكر صوته الجهوري وروحه المرحة فأنهض من جديد كالعنقاء من وسط الرماد.. بدأت التحذيرات تأتيني عن طريق وسطاء وعن طريق مقربين مني وتتكرر الجملة الخسيسة ”أخطيك يا راجل ” أو “القضية كبيرة و غامضة و خيوطها متشابكة” وأحيانا يقال لنا بلغة بذيئة ”واش دخل جدكم في غار بونزل”!! و كان ردنا “عبد السميع صديقنا وزميلنا ونحن نعمل من أجل أن يحظى بمحاكمة عادلة ومن أجل أن يعود إلى أسرته الصغيرة”.. تراكمت الصدمات والخيبات وبدت الأسرة الإعلامية كدجاجة مبتلة خائفة مرعوبة بائسة لا تسمن ولا تغني من جوع ولولا تلك النخبة القليلة من الإعلاميين الأحرار التي هبت بكل شجاعة ووعي  نبل لنجدة زميلنا المحبوس لكبّرنا على المهنة أربعا !!

اليوم وعبد الحي في بيته يشرب القهوة بالحليب آن لنا أن نستخلص أن صحافتنا الجزائرية ليست على الإطلاق سلطة رابعة.. بل هي زبائنية راكعة خانعة و لضميرها بائعة ..!

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