Ali Benhadj

 

Après avoir purgé dans son intégralité la peine de 12 ans de prison et 2 jours en plus, libéré en juin 2003, pour être réincarcéré quelque temps après pour "propos dangereux faisant l'apologie du terrorisme", il est remis en liberté le 7 mars 2006. Une liberté qui n’a aucun sens dans la mesure où l’homme continue d’être surveillé 24 heure sur 24 et sept jours sur sept.

Un fourgon de police est stationné en permanence devant l’immeuble où il habite à la cité Haï El Badr à Alger. Ses déplacements sont suivis par deux véhicules de police en permanence. Et à chacune de ses sorties dans la rue pour assister à une quelconque manifestation populaire quelle soit sportive ou culturelle, il est arrêté et emmené au commissariat de police où il passera toute la journée, jusqu’à une heure tardive de la nuit, avant d’être relâché sans qu’il ne soit auditionné.


Tout récemment, alors qu’il célébrait le mariage de l’un de ses fils et alors qu’il s’apprêtait à accompagner les membres de sa belle famille qui venaient de passer la soirée chez lui, il fut interpellé aux environs de 21 heures. Il ne sera relâché qu’à minuit. La veille, il avait été empêché de faire partie du cortège qui allait chercher la mariée de chez ses parents.

Ces pratiques policières d’un autre âge prouvent, si besoin est, qu’en Algérie les violations des Droits de l’Homme sont monnaies courantes de la part d’un régime condamné plus d’une fois par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. L’une des condamnations est relative aux violations subies par Ali Benhadj.


Et dire que les chaînes de télévision privées voient défiler sur leurs plateaux des illuminés au discours des plus virulents qui vont jusqu'aux appels au meurtre, sans qu'ils ne soient inquiétés.




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