ATTENTATS DE PARIS

Attentats de Paris:
les véritables victimes sont toujours en vie

Samedi 14 novembre, sur le vieux port de Marseille. D’une main fragile, une adolescente aux tresses blondes et aux yeux bleus azur vient déposer  un écriteau en carton, au milieu d’un carré de bougies allumées en hommage aux victimes des attentats de la veille. « Il a fallu d’une heure d’attentats à Paris pour comprendre les raisons de l’exil de milliers de réfugiés vers l’Europe » lit-on sur un écriteau en carton déposé. la veillée était placée sous le signe de la fraternité.


Le message est tout un programme. Le plus averti des observateurs ne pouvait sortir avec pareille conclusion de ces tragiques attentats qui ont secoué la capitale française. A un moment où l’émotion l’emportait sur la raison cette adolescente marseillaise a trouvé la lucidité qui faisait défaut à beaucoup d’entre nous pour nous faire comprendre que les terroristes qui ont lâchement frappé la France ce sont ceux qui sévissent en Syrie et au Moyen-Orient en faisant la chasse à de paisibles citoyens arabes et musulmans comme eux, en les poussant à l’exil. Ce sont ces mêmes terroristes qui, par leurs relais aveuglés par une doctrine obscurantiste agissant en Europe, ont provoqué l’abominable tuerie de Paris. Ils ont tué aveuglement, de paisibles citoyens de différentes nationalités et de différentes confessions.

Entre le marteau du terrorisme et l’enclume de la tyrannie

Leur but était clair. Terroriser la France et à travers elle le monde. On a beau ergoter sur l’intervention de la France en Syrie ou en Libye comme veulent le faire croire certains politicards qui, toute honte bue, n’hésitent pas à exploiter ce drame pour avancer leurs pions sur l’échiquier politique à la veille des élections régionales dans l’hexagone. On a beau ressortir la théorie du complot pour faire endosser le crime à des forces occultes qui seraient au service du sionisme et de je ne sais quel autre lobby. Il n’y a rien de tout cela. Absolument rien.

Les terroristes qui ont frappé dans Paris ne sont plus de ce monde. Ils sont morts et ont emporté avec eux, dans leur folie meurtrière 129 victimes et laissé plus de 300 personnes traîner des séquelles à vie de leur abject attaque du vendredi 13 novembre 2015. Ils ont laissé, aussi, derrière eux des milliers pour ne pas dire des millions d’autres victimes auxquels collera à la peau, pour très longtemps, l’infamante étiquette de « terroriste ». Ce sont ces milliers d’exilés venus du monde arabe et musulman qui ont fuit le despotismes et la tyrannie de leurs gouvernants, la faim et la misère malgré la richesse de leurs frères des pays du Golfe et surtout les guerres civiles et le terrorisme pratiqués au nom de la lutte contre les régimes dictatoriaux et au nom de l’Islam. Ces réfugiés auxquels les terroristes de Paris prétendent venger comme prétendaient leurs prédécesseurs de janvier 2015 venger le prophète de l’Islam en tuant des journalistes et des caricaturistes avant de s’attaquer à de paisibles clients d’une épicerie juive fréquentée par des musulmans, des chrétiens, des juifs et des athées. Par des Arabes, des Noirs et des Européens.

La dérobade des savants musulmans

De nos jours, le terrorisme se pratique au nom de l’Islam. Terroriser de simples citoyens attablés sur la terrasse d’une brasserie ou se rendant au stade pour assister à un match de football ou assister à un concert de musique n’a jamais figuré dans les recommandations de l’Islam pour que ces prétendus musulmans puissent se permettre de légitimer leur ignoble tuerie au nom d’une religion qui prône le pardon, l’amour de son prochain, la tolérance et la paix.  

On ne peut tuer au nom de l’Islam si l’on se réfère à ce verset coranique aussi limpide que l’eau de roche et qui dit  «quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes.» (le verset 32 de la sourate Al-Meïda (la table).

Tout comme il est bon de rappeler que les guerres ou les batailles du  prophète de l’Islam, Mahomet, ont toujours été menées dans le cadre de la légitime défense. Selon les « hadiths » (propos du prophète) rapportés par ses compagnons, Mahomet ne manquait jamais de rappeler à ses fidèles les commandements suivants : « L’interdiction de tuer les non-combattants (c'est-à-dire  ceux qui ne font pas partie de l’armée ennemie notamment les vieux, les femmes et les enfants ne portant pas d'armes).

Il disait : « Avancez au nom de Dieu, avec Dieu, sur le chemin du Messager de Dieu. Cela signifie, ne tuez pas les personnes âgées, les nourrissons ou les enfants et les femmes. Ne dépassez pas les limites appropriées. Rassemblez vos butins et faites la paix et faites le bien. Car Dieu aime les bienfaisants. »

Mahomet interdit de brûler l’ennemi avec le feu en disant « Tuez [l’ennemi], mais ne le brûlez pas. Car personne ne punit avec le feu excepté le Seigneur du feu ». Il interdit aussi de mutiler les corps, d’user de la torture et le pillage, c'est-à-dire des actes de vandalisme (vols, destruction des biens, etc.) et de violence (violence physique, viol, etc.) envers les civils. 

Ces paroles d’Allah et de son prophète sont inconnues des auteurs des attentats de Paris, de Baghdad, de Damas, de Tripoli ou du complexe touristique de Sousse en Tunisie et ailleurs où des centaines d’innocents sont tombés victimes d’une barbarie commise au nom de l’Islam.

Qui est responsable de l’ignorance de ces terroristes, jeunes pour la plupart à peine sortis de l’adolescence ? Certes, on peut parler de leur marginalisation dans des ghettos pour ceux qui sont nés en France. Mais, cela ne justifie nullement cette violence barbare. Comme ils ont été endoctrinés par des hommes qui disent pratiquer  l’Islam selon leur propre interprétation, ils auraient pu être sauvés et éclairés par les véritables enseignements de l’Islam. Si des ignares en théologie ont réussi à faire de ces jeunes des monstres qui tuent tout ce qui bouge, les savants de l’Islam et qui sont, le plus souvent royalement payés par le contribuable, brillent par leur absence.

En France où il y a une forte communauté musulmane qui dépasse les 12 millions de personnes, soit plus du dixième de la population,  Il n’y a pratiquement aucune prise en charge sérieuse pour cette population. Des écoles coraniques privées activant le plus souvent loin de tout contrôle de l’administration publique et fiscale sont dirigées par des personnes incapables de réciter un chapitre du Coran. Les mosquées sont sous le contrôle d’associations cultuelles dont l’encadrement est en grande partie influencé par les Etats dont sont originaires les fidèles qui les fréquentent. A titre d’exemple, Algériens et Marocains se livrent bataillent en France à travers le contrôle des mosquées. Les Saoudiens mènent une guerre sans merci contre l’Iran  et à coups de milliers de dollars sous prétexte de faire face à la montée du chiisme.

Et lorsque le drame arrive comme cela était le cas en janvier 2015 et tout récemment à Paris, on n’a pas entendu une seule voix s’élever pour rappeler les textes du saint Coran qui disent  «quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes.» (le verset 32 de la sourate Al-Meïda (la table) ou les commandements du prophète qui interdisent de tuer les non-combattants, les femmes, les enfants et les vieillards. C’est ce qu’on appelle une dérobade impardonnable.

Outre le silence des savants musulmans, les Etats musulmans qui se disputent les mosquées en France pour imposer leurs influences n’investissent pas un centime pour créer des média (journaux, radios  et chaînes de télévisions) pour répandre la bonne parole de l’Islam et mettre à l’abri une jeunesse en quête de repères spirituels de la malveillance de ces ignares qui leurs proposent le suicide et le crime, pourtant strictement interdits par l’Islam, en leur promettant le paradis.

Ces jeunes qui croient aux paroles de ces illuminés barbares n’ont pas eu la chance d’avoir l’intelligence de cette jeune adolescente marseillaise qui a vite fait le lien entre les attentats de Paris et la fuite des réfugiés de leurs pays vers l’Europe. Des réfugiés pourchassés par leurs propres concitoyens sur des terres qu’ils prenaient pour un havre de paix. Des réfugiés qui supporteront  pour longtemps les séquelles de ces attentats terroristes tant ils sont assimilés malgré eux à des terroristes. Du coup, ils ne trouveront plus de terre d’accueil sur les cinq continents de la terre. Ils continueront d’errer de continent en continent jusqu’au jour où Ils trouveraient ce fameux sixième continent qui accueillera toute la misère du monde et de laquelle pourrait dépendre l’avenir de l’humanité. En attendant de le trouver, ils resteront les véritables victimes d’un terrorisme qui prétend lutter pour leur bonheur en s’attaquant à des innocents sur des terres de paix, de démocratie et de tolérance. La France en fait partie.

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