Presse

وضع صعب تعيشه الصحافة الجزائرية


 مرة أخرى تصدمنا الصحافة الجزائرية بعدم التزامها بأدنى أخلاقيات مهنة الصحافة. كما أكدت أيضا أن صحف الجزائر في عهد عبدالعزيز بوتفليقة لم تعد لها الحرية ليس في إبداء الرأي فقط بل حتى في نقل الخبر مع ذكر مصدره.

بعدما تراجعت صحف في نقل السبق الصحفي الكبير الذي انفردت به "جريدتي" والمتعلق باستدعاء مسئولين جزائريين من طرف القضاء السويسري للتحقيق معهم في إطار قضية وزير الدفاع الأسبق خالد نزار، المتهم باقتراف جرائم ضد الإنسانية.

هاهي جريدة "الحوار" التي يديرها الصحافي المخضرم محمد يعقوبي الذي يعدّ من القامات المقتدرة في الساحة الإعلامية بالجزائر، تنقل أخبارا من موقع "جريدتي" من دون الاشارة إلى مصدرها كما تقتضي الاحترافية، حيث أنها نقلت منذ يومين خبر استدعاء المسئولين الجزائريين في سويسرا من دون ذكر "جريدتي".

ثم عادت للمرة الثانية ونقلت تصريحا لرئيس حزب جيل جديد السيد جيلالي سفيان الذي خصّ به "جريدتي" حول استعداده الكامل لمناظرة أحمد أويحيى وزير الدولة والأمين العام لحزب التجميع الوطني الديمقراطي، وبطريقة تكاد تكون مطابقة لما نشر في موقع "جريدتي".

لقد ظلت "جريدتي" منذ ميلادها في الجزائر منبرا حرا يتّسم بالاحترافية وتتجلى فيه أخلاقيات المهنة، وهو الذي جعلها تدفع الثمن غالياً من توقيف ثم ملاحقات قضائية وحصار إعلامي تجلى مرة أخرى منذ عودتها للساحة من خلال موقعها الالكتروني الذي يشهد اقبالا واسعاً. 


Dur, dur de faire du journalisme en Algérie

Elle est vraiment à plaindre la presse algérienne. Non seulement, elle est soumise à de fortes pressions et au chantage de la publicité qu'elle soit étatique ou privée, pis encore elle vit dans une épouvantable peur d'une éventuelle répression dès qu'il s'agit de donner une information sourcée et vérifiée ou tout simplement d'ignorer des événements qui lui pendent au nez.

Le comble c'est quand il arrive à certains titres de reprendre une information d'une source connue pour ses positions fermes envers le régime despotique d'Alger, on prend des gants et on veille à ne pas citer la source. C'est ce qui est arrivé à deux reprises au quotidien Al-Hiwar que dirige le talentueux journaliste Mohamed Yagoubi connu pour sa probité morale et son honnêteté intellectuelle. Mais la crainte des représailles est plus forte que tout. Et nous comprenons notre confrère.

Il y a deux jours, Al-Hiwar a été le seul quotidien algérien à avoir le courage de reprendre l'information livrée par "Mon journal-jaridati"  relative à l'audition de personnalités militaires et civiles algériennes par la justice suisse dans le cadre de l'affaire du général Khaled Nezzar poursuivi pour crimes de guerre. La reprise de l'information s'est faite par un manquement aux règle de la déontologie qui impose de citer la source.

dans son édition d'aujourd'hui, Al-Hiwar récidive. Il reprend, sans citer la source, la réplique de Sufiane Djillali, le pérsident de "Jil Jadid" faite à Ahmed Ouyahia, directeur de cabinet du président de la république dans une déclaration faite en exclusivité à "Mon journal-Jaridati"

Un autre confrère directeur d'une publication dont nous taisons le nom, après avoir pris le soin de vérifier l'information relative à l'audition des personnalités algériennes par la justice suisse s'est ravisé en dernière minute et a préféré ne pas publier l'information qu'aucun journal algérien n'a rapportée, hormis le quotidien arabophone Al-Hiwar.

La même publication qui consacre une page aux média en rapportant, parfaois, des informations des plus futiles du monde de la presse s'est abstenue d'annoncer le retour de "Mon journal-Jaridati" bien que son directeur a adressé ses félécitations au directeur du site. 

Nous comprenons nos confrères dont certains d'entre eux ont été convoqués au commissariat de police (suite à des écoutes téléphoniques) pour avoir eu des contacts par téléphone avec le directeur de "Mon journal-Jaridati".

En citant ces cas, nous n'avons nullement l'intention de blâmer nos confrères, dont certains entretiennent avec nous des relations d'amitié sincère. Plutôt, nous les plaignons et nous les comprenons. Les tyrans ne font pas dans la dentelle pour fermer une entreprise de presse et ne pensent pas aux dizaines de familles qu'elles nourrissent.

En une année quatre (4)  journaux ont été fermés. Ce sont Mon journal, Jaridati, Algérie News et Aljazaïr News. El-Fadjr a failli passer à la trappe et n'a du son salut à sa qualité d'être le seul journal à avoir une femme à sa tête. Une chaîne de télévision (Atlas TV) a été fermée et son matériel saisi. Son, directeur, Hichem Bouallouche  a été contraint à l'exil et son frère soumis à de véritable représailles dont l'interdiction de sortie du territoire algérien bien qu'il n'a aucune relation avec la chaîne de télévision suspendue.

Par leur despotisme les frères Bouteflika  ont dilapidé les acquis d'octobre 88' comme ils ont dilapidé les recettes pétrolières du pays. L'histoire jugera.
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