Benteboula Mohamed Salah

Où va le peuple algérien ?


Le peuple est un troupeau imbécile, tantôt stupidement patient et tantôt férocement révolté. On lui dit : « amuse-toi. » Il s’amuse. On lui dit : « Vote pour l’Empereur. » Il vote pour l’Empereur. Puis, on lui dit : « Vote pour la République. Et il vote pour la République. Ceux qui le dirigent sont aussi sots, mais au lieu d’obéir à des hommes, ils obéissent à des principes, c’est-à-dire des idées réputées certaines et immuables, en ce monde où l’on n’est sûr de rien, puisque la lumière est une illusion, puisque le bruit est une illusion.

C’est un passage tiré d’un ouvrage  de Guy de Maupassant ‘’Le Horla ‘’, mon meilleur souvenir du collège. À l’approche des résultats des législatives, il serait utile  d’aborder la question de la représentation du peuple   avec une nouvelle approche. Concernant le climat politique qui règne entre le peuple et les dirigeants algériens, le régime politique algérien  a crée le vide entre lui et le peuple, en ne laissant aucune marge de manœuvre  à la société civile et aux associations de défense de droits de l’homme, c’est vrai. La rupture entre une partie du  peuple et les députés est réelle.

Chaque pays a les dirigeants qu’il  mérite et   le régime politique algérien est à l’image de l’œuvre du peuple. Pourquoi  alors jeter son dévolu sur ce régime algérien ? Personne ne peut prétendre être l’avocat du peuple. Tout pouvoir même tyrannique bénéficie  du consentement du peuple.

Les élus à l’Assemblée Populaire Nationale (APN) sont à l’image des concitoyens et  les sempiternelles disputes autour de leur niveau de vie ont ainsi favorisé à approfondir cette tranchée. Au centre de ces polémiques, le salaire du parlementaire. Les opinions sur l’évaluation du salaire des députés algériens sont partagées car une question se pose : comment définir le salaire au rendement. De mon point de vue,  la fiche de paie du député  doit être calculée en fonction du rendement : il n'y a pas de définitionde ce qu'est un salaire décentet la comparaison entre les pays maghrébins n’est pas pertinente.

La philosophie politique veut que gouverne le peuple pervers et  mauvais, celui qui leur ressemble. Si le peuple algérien  ne veut ni de la démocratie ni du respect des droits de l’homme, j’estime qu’il est satisfait de sa situation. Aucun parti politique ni aucun média n’est en mesure de frapper à toutes les portes pour évaluer le rapport entre la majorité et la minorité car le rapport de force entre ceux qui soutiennent ce régime et ceux qui le combattent doit être repensé.

En l’absence d’un Etat de droit, le régime algérien impose son diktat : selon moi, une  partie du peuple algérien est satisfaite de la situation politique et économique qui règne actuellement  dans le pays car elle trouve son intérêt. Le régime politique algérien n’est pas honni par le peuple, il est honni par une partie du peuple.  Pourquoi ne pas couvrir une partie du peuple d’opprobre ?


Benteboula Mohamed-Salah Géographe 


Vos commentaires

ledfab a dit il y a moins d'une minute
En tant qu'algérien, je suis sidéré par votre article ; il me semble que vous épousez la thèse occidentale et israélienne sans avoir le courage de le dire. Vous etes pour la destructi...

Le ‘’front des boycotteurs’’ a-t-il gagné ?

Par Benteboula Mohamed-Salah

 

Les Algériens ont été appelés aux urnes le 4 mai 2017 pour des législatives .Que faut-il  retenir des élections ? Quel sont les leçons à tirer de ce rendez-vous politique ?

1/ Le régime politique algérien a réussi à imposer son agenda politique et ses choix. De mon point de vue, l’opposition ou plutôt devrais-je dire les oppositions auraient du créer un agenda démocratique commun et ne pas jouer le jeu du calendrier électoral. Il est important de distinguer entre l’opposition au régime et l’opposition du régime.

2/ Selon moi, le boycott  est une dynamique populaire, cela nécessite un minimum de coordination à l’échelle du pays. Pour se faire une opinion sur  la qualité du boycott, il est utile  de s’arrêter un moment sur ce mot. Qui sont les boycotteurs ? Qui est le boycotteur en chef ? Ce boycotteur en chef si tant est qu’il existe a-t-il un projet politique fédérateur ? Si, oui, qu’il expose ses arguments publiquement ?

Les partis politiques qui ont participé aux élections ne sont pas à blâmer et les partis dits ‘’non participationnistes’’ ou ‘’boycotteurs ‘’ ne sont pas à jeter aux orties. Il ne s’agit pas de distribuer de notes  à qui que soit, car chaque parti politique défend les intérêts de ses partisans. Le boycott tout comme la participation aux élections présente des avantages et des inconvénients. Seul le peuple décide. La souveraineté nationale appartient exclusivement au peuple et le pouvoir constituant appartient au peuple, c’est ce qu’indique la constitution algérienne.

3/L’élite  de la nation existe-t-elle ? Si, oui, quelle est son adresse ? Il est important de rappeler qu’aucune élite n’a le monopole de la culture. Cependant, une question demeure ; le régime politique algérien a-t-il gagné la bataille des idées comme celle d’une meilleure coordination  avec une partie du peuple dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ?

À l’heure des nouvelles technologies de l’information et de la communication, n’aurait-il pas fallu à l’élite si tant est  qu’elle existe, transmettre  ses analyses politiques à ses concitoyens par la mise en place de pages facebook et l’envoi de sms ? Une partie du peuple algérien préfère se contenter d’avaler des chawarmas dégoulinants que senourrir l’esprit.

4/ Les résultats proclamés par le conseil constitutionnel algérien sont-ils crédibles ?

Je ne partage pas le point de vue de certains partis politiques qui revendiquent la large victoire des abstentionnistes et des boycotteurs  face au régime politique algérien. Ces partis politiques sont tombés dans le piège tendu par le ministère de l’intérieur car prendre en compte les résultats officiels (le taux d’abstention notamment) de l’élection législative équivaut à reconnaitre la légitimité des chiffres du régime politique algérien. Or que signifie l’abstention électorale ? Les abstentionnistes et les boycotteurs sont aussi variés et divers : en l’absence d’un projet politique unifié de transition démocratique, ils ne peuvent représenter une force électorale. Pourquoi boycotter ? Contre qui ? Contre quoi ?

5/ Quelle est la situation de la femme  dans la société algérienne ?

Pour ce qui est de la campagne électorale ,certaines militantes et ONG des droits  des femmes en Algérie ont joué la carte de ‘’la victimisation institutionnalisée’’  par le code de la famille de 1984.N’en déplaise à ces pseudos activistes des droits des femmes, l’article 32de la constitution  algérienne de 2016  mentionne que ‘’Les citoyens sont égaux devant la loi, sans que puisse prévaloir aucune discrimination pour cause de naissance, de race, de sexe, d'opinion ou de toute autre condition ou circonstance personnelle ou sociale.’’ De plus, il est indiqué dans le préambule de la constitution que ‘’ La Constitution est au-dessus de tous, elle est la loi fondamentale qui garantit les droits et libertés individuels et collectifs. ‘’Une partie de la population féminine algérienne doit assumer ses responsabilités.

Il est important de rappeler que la Mission d’observation électorale de l’Union Africaine dans le cadre des élections législatives du 4 Mai 2017  a noté que ‘’la suppression des visages de femmes sur certaines listes de candidats  pourrait entraver  la participation  effective des femmes .Cette initiative va à l’encontre des principes  édictés par la loi algérienne et porte atteinte à l’égalité des chances entre tous  les candidats  préconisée par les  différents instruments internationaux  telle que la charte africaine  de la Démocratie, des élections et de la gouvernance .’’ Est-ce par pudibonderie  que la disparition des visages a été décidée ?

6/  Je ne pense pas que le renouvellement de la classe politique passe par un renouvellement générationnelle car une  question demeure sans réponse : à quelle âge finit la jeunesse ?De mon point de vue, ce qui compte en politique c’est l’efficacité  pas l’âge. Investir au profit de la jeunesse n’est pas une garantie de réussite. N’en déplaise aux pseudos analystes,  journaleux et faux consultants algériens qui établissent des comparaisons inadéquates entre l’Algérie et les pays étrangers, (comparaison n’est pas raison) :

La Tunisie, premier pays démocratique à l’échelle de l’Union du Maghreb Arabe (UMA)  (je salue la prouesse  du peuple tunisien d’avoir aboli la tyrannie)  compte de nos jours une population très jeune avec  environ 51% de sa population ayant moins de 30 ans, alors que les deux  premiers présidents démocratiquement élus pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie ont plus de 60 ans.

7/ Faut-il changer la loi sur les conditions requises pour devenir député ?

De nombreux  médias algériens se sont penchés sur une polémique  qui a secoué une partie du peuple  et de la classe politique : les médias ont relaté depuis le mois de janvier  2017 le niveau universitaire  des députés et des candidats à la députation. N’en déplaise à ces journaleux, la candidature à la députation ne nécessite pas de diplômes nationaux. Ces journaleux   peinent à critiquer  la loi sur les conditions requises pour devenir député et n’osent pas  nommer les responsables du régime politique,  préférant se défausser sur leurs compatriotes. Des signatures  mises au service d’une propagande abrutissante : absence d’analyse politique, amplification de la rumeur, la promotion de boissons gazeuses est plus rentable que la publication d’analyses géopolitiques. Alors que la situation dans les pays voisins (Libye et Mali notamment) devrait interpeller tous les citoyens ,certains patrons de presse choisissent de déléguer leurs traitement à des pseudos contributeurs (toujours les mêmes), d’un certain âge pour la plupart (de mon point de vue, le racisme le plus insidieux   qui règne  en Algérie est celui de l’âge) .Vu le niveau analytique médiocre des principaux quotidiens algériens, je ne serais pas surpris que le régime politique puisse fermer ces médias dans les prochains mois.

Je pense que certains rédacteurs en chef sont peu encadrés et devraient effectuer des stages (il n’y a pas d’âge pour apprendre)  à la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ). Je préconise la lecture de la charte de Munich  sur les devoirs et droits des journalistes de 1971, adoptée par les représentants des fédérations de journalistes de la Communauté économique européenne et  par les organisations internationales de journalistes notamment.

Si la majorité du peuple  algérien clôture facilement ses fins de mois , si la démocratie règne dans le pays, si le peuple est la source de tout pouvoir tel qu’il est mentionné dans l’article 7 de la constitution algérienne ,si  le pouvoir d’achat est en hausse et si le pouvoir d’acheter les âmes est en baisse ,alors pourquoi appeler au boycott ?

Benteboula Mohamed-Salah Géographe

Beyusek @hotmail.fr


le 25/05/2017

 

 

Messahel ou la fin de la diplomatie à deux têtes


Le Chef de l’Etat algérien  a nommé Abdelkader Messahel ministre des affaires étrangères, le  jeudi 25 Mai 2017, dans le cadre d’un remaniement ministériel.Cette nomination a eu lieu le jour  de la célébration de la ‘’Journée de l’Afrique ‘’ :journée de la célébration du 54ème anniversaire de la création de l'Organisation de l’Union Africaine (OUA), devenue Union Africaine (UA).

Cette Journée a été célébrée en présence du ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale sortant, Ramtane Lamamra et du ministre des Affaires étrangères nouvellement désigné, Abdelkader Messahel, à Alger. Avec cette nomination, la diplomatie algérienne se dote d’un seul ministère.

Lamamra et Messahel ont passé deux ans au gouvernement de Sellal en tant que ministres respectivement ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale et ministre des affaires maghrébines de l’Union Africaine et de la Ligue des Etats Arabes. Quel est le bilan diplomatique algérien ?

Une diplomatie bipolaire marquée par le chevauchement des prérogatives et la confusion des compétences : un piteux bilan, une gestion calamiteuse des directions générales relevant du ministère des affaires étrangères. Mais dans tout pays qui n'est pas libre, les discours  et les actes des ministres sont assurément médiocres et méprisables. La nomination du ministre est une provocation à la diplomatie. La promotion de son image a préséance sur la promotion de l’Algérie : Il est important de rappeler la visite honteuse qu’a effectuée le ministre Messahel en Avril 2016 en Syrie et sa  poignée de main avec le tyran Bachar Al-Assad.

Une diplomatie bipolaire invraisemblable, grossière qui  a agit impétueusement et qui a  identifié son activité à un agenda national étroit  et non pas à des principes du droit international : sur le dossier syrien, l’appui inconditionnel  de l’Algérie au régime  chimique d’Al Assad lors du vote des résolutions du conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Une diplomatie algérienne incapable de rivaliser avec la puissance démocratique, militaire et diplomatique israélienne. Une diplomatie algérienne qui maintient  volontairement l’Institut Diplomatique et des Relations Internationales (IDRI) en état d’hibernation.

Deux ans après la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger de mai 2015, quel avenir pour le septentrion malien ? Comment le ministre Messahel va-t-il gérer la question malienne ? A cela s’ajoute, des lignes de fractures sur le futur de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) mais également sur les relations  que l’Algérie devra entretenir avec les Etats du Moyen-Orient : la normalisation des relations entre l’Algérie et Israël, la rupture des relations diplomatiques avec la Syrie, la destruction de l’organisation terroriste libanaise Hezbollah.

Que faut-il attendre de la diplomatie du nouveau ministre ? Ou plutôt l’Algérie a-t-elle encore besoin d’une diplomatie, avec cette nomination ?

Benteboula Mohamed-Salah Géographe

beyusek@hotmail.fr

 

Un chef de mission diplomatique chargé du retrait de l’Algérie de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) ?

Par Benteboula Mohamed-Salah : 

     


La 51ème session ordinaire de la Conférence de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est tenue le dimanche 4 juin 2017, à Monrovia, auLibéria. Plusieurs décisions ont été prises lors de cette conférence.

Les dirigeants ouest-africains ont donné leur accord de principe pour l’adhésion du Maroc  à la Communauté, et ont demandé à la Commission d’étudier les implications d’une telle adhésion, conformément aux dispositions du Traité Réviséde la CEDEAO, et d’exposer les résultats à leur prochaine session. La CEDEAO a  décidé de tenir leur 52ème session ordinaire à Lomé, au Togo, endécembre 2017 ; session à laquelle ils ont invité le roi du Maroc, leurs homologues mauritanien et tunisien, telle est l’une des décisions de la 51ème session ordinaire.

De plus, la conférence de la CEDEAO a accordé le statut d’observateur à la Tunisie,  et  a demandé  à la Mauritanie, ancien Etat membre, de présenter une requête de réadmission à l’organisation régionale. L’entrée du Maroc à la CEDEAO pourrait entrainer un débordement  de péripéties, même si l’importance est encore à  évaluer. Selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), la disparition  du système juridique et le climat d'impunité régnant en Libye, ont conduit de nombreuses organisations armées  et groupes terroristes  à exploiter les migrants et les réfugiés. Cependant, l’ONU reste engagée en Libye et déterminée à soutenir les Libyens, dans leur voie vers la paix.Vues les diverses décisions et le contexte tant politique qu’institutionnel, qui distinguent l’UMA de la CEDEAO, la construction de l’Union du Maghreb Arabe est-elle déjà compromise ?


Rappelons que l'UMA a été crée le 17 février 1989, date à laquelle le Traité constitutif de l'Union du Maghreb Arabe, a été signé par les Cinq Chefs d'Etats à Marrakech (Maroc) : Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et la Tunisie.


Les mésententes entre les pays membres remettent en question les initiatives déployées, pour la réactivation de l’intégration dans la région du Maghreb. Les obstacles  qui ont, jusqu'à aujourd’hui  inhibé les actions de l’UMA, apparaissent très délicats à surmonter. La quasi-faillite de l’UMA relève principalement de l’absence de démocratie, au sein de la région maghrébine. Qu’en-est-il de l’Algérie ? La fin de l’Union du Maghreb Arabe est-elle programmée ? Quelles seront les relations entre les pays du Maghreb et la CEDEAO ?


En juin 2007, la Conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO a adopté le document de  Vision pour l'Afrique de l'Ouest intitulé ‘’VISION 2020 DE LA CEDEAO .Vers une communauté démocratique et prospère ‘’. Il est mentionner dans le chapitre 5 intitulé ‘’ piliers de la vision 2020’’ que la CEDEAO envisage ‘’à l'horizon 2020: un marché régional unique unifié ayant une monnaie commune sous-tendu par un marche financier intégré et efficace’’.


Concernant l’intégration monétaire, il est envisagé également que ‘’ La fusion du franc CFA et des autres monnaies en une monnaie régionale forte et convertible va renforcer l'intégration globale de l'économie régionale dans son ensemble.’’


Selon moi, l’adhésion du Maroc remettrait en cause les principes de l’UMA, pour laquelle cette organisation est  un ensemble ayant des relations solides, qui unissent les peuples du Maghreb Arabe et qui sont fondés, sur la communauté d'histoire et de langue notamment. Cependant, une question demeure sans réponse : le Maroc a-t-fait faux bond à l’UMA ?


La diplomatie algérienne doit revoir sa position, car la politique maghrébine du Maroc est contradictoire avec le projet de monnaie commune de la CEDEAO. ll est  important, que la diplomatie algérienne puisse étudier les arguments avancés par le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie et en mesurer la pertinence. De mon point de vue, l’Algérie devrait se retirer de l’UMA.


L’histoire n’est pas écrite d’avance. Mais un étonnant retournement du rapport de force, à l’échelle de la région  a été tracé, le 4 juin 2017. Je suggère à tous les responsables de la diplomatie algérienne d’en évaluer l’ampleur. Face à cette perspective, je propose la création d’un poste de chef de mission diplomatique, négociateur en chef chargé du retrait de l’Algérie de l’UMA. Je me porte volontaire pour cette mission.


Les cycles thématiques de négociation seront organisés de la manière suivante :chaque période s’articulera en quatre mois : un mois  de préparation des dossiers, un deuxième pour échanger les comptes-rendus, un troisième pour la négociation à proprement parler, et un dernier enfin, pour transmettre les résultats.


Benteboula Mohamed-Salah. Géographe

beyusek@hotmail.fr


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