Ferhaoui

Lettre d'un sans emploi au Président de la République.

MES LETTRES, MES ARTICLES, MON CRIS ET MON ABOIEMENT N’ONT RIEN FAIT BOUGÉR, J’AI BIEN ÉCRIT POUR RIEN MONSIEUR LE PRÉSIDENT…….


Monsieur le Président de la République,

Depuis presque trois ans je suis confronté à une véritable muraille administrative avec l’ANEM Agence Nationale pour l’Emploi.Cela me touche de constater à quel point notre société nous rend malade et à quel point elle nous ignore. A-vrai-dire, ce n’est pas la société qui rend malade, mais c’est bel et bien le fameux Pole Emploi Algérien et ses petits chefs qui abusent de leur petit pouvoir de nuisance pour emprisonner nos vies déjà assez dures avec le chômage et la précarité. Honnêtement, Je ne m’entendrais jamais avec une administration infectée par d’incompétents responsables, symbole de la mauvaise gestion. Et c’est du pole administratif oranais qu’il s’agit. Une histoire sans fin qui me hante l’esprit jusqu’au bout.    

Si je vous écris aujourd'hui, Monsieur le Président de la République, c’est parce que je suis perdu et désemparé, aussi pour vous aviser sur la désastreuse situation qui est quasi identique à celle que j’ai vécue en 2015 avec le service public de l'emploi et ses non servis, l’une des conséquences de la situation, et je suis très mécontent d’être confronté à un tel engrenage dû aux abus de pouvoir, à l’incompétence, à la bureaucratie et surtout aux injustices dont je n’arrive pas à faire face. Pourtant au mois de janvier 2015, je me suis manifesté par l’intermédiaire d’une lettre que j’ai ouverte à l’intention du directeur général de l’ANEM, Mohammed Tahar CHAALAL dans laquelle j’ai essayé de lui exprimer le malaise que j’ai eu et le calvaire que j’endure jusqu’à présent avec ceux qui décident si je serais recruté ou pas, sans aucune suite malheureusement malgré sa parution au niveau de la presse. Mais les apparences sont souvent trompeuses, nos actuels responsables qui sont sensés s’occuper des problèmes des citoyens ne s’occupent que de leurs affaires et celles de leurs connaissances. C’est avec du je-m’en-foutisme qu’ils exercent, ils ont cessé de résoudre nos problèmes depuis belle lurette, et c’est par un autre mode de fonctionnement qu’ils passent celui de « AL-MAARIFA », ce qui veut dire en français « EPAULES & CONNAISSANCES » et c’est ainsi que « marche » notre chère Algérie.  

Comme je ne pouvais plus pleurer, ni penser à l’instabilité de ma vie, ni tenter l’exile, ni songer à m’asperger d’essence et m‘allumer, je me suis dis que ma lettre que je vous rédige va peut être vous intéresser et tant pi si elle dérange. En tous les cas, vous avez bien dit un jour que « le gouvernement ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise la liberté de la parole ou de la presse, ou le droit qu’a le peuple de s’assembler paisiblement et d’adresser des pétitions au gouvernement pour la réparation des torts dont il a à se plaindre et bla, bla, bla ». Donc, en ma qualité de simple citoyen responsable malgré le pauvre sans emploi que je suis, sans me désespérer je vous écris, tente et retente de vous réécrire afin vous informer des multiples cas de dysfonctionnements et des mauvais comportements que j’ai vécus dans le milieu d’un organisme qui gère des millions de chômeurs en quête de travail. Ici je ne parle pas des algériens dans leur ensemble, mais de personnes dans une administration. Sinon ne pas confondre et surtout ne pas mettre toute une population dans un même panier. Et c’est de la direction régionale de l’Agence Nationale pour l’Emploi de la wilaya d’Oran et de ses médiocres responsables que je me plaints.    

Il semblerait que l'humanité se meurt, et j’aimerais bien utiliser le terme « HUMANITÉ » dans l’espoir de vous sensibiliser et sensibiliser ceux que votre gouvernement a officialisé d’une mesure de décider si je travaille ou pas ou si je perce vers l’avenir ou pas. Et là, il m’est très difficile de trouver le mot exact pour vous exprimer à travers mon cas, la souffrance et la douleur ainsi que l’incertitude de mon devenir au milieu d’un environnement infecté par des fraudeurs et des conseillers  qui parviennent a faire de l’ANEM un système de destruction massive et prendre ma propre situation et celle des quarante-million de chômeurs avec humour et bêtise. Que dois-je-faire là Monsieur le président de la république ?


Mes lettres, mes articles, mon cri et mon aboiement n’ont rien fait bouger, j’ai bien écrit pour rien. Ni ministre de tutelle, ni D.G et ni l’un de vos responsables n’a bougé le moindre doigt ou intervenu. Je ne sais plus à qui me vouer pour sortir de la spirale du chômage. Je ne sais plus où donner la tête que je confie, je me sens comme algérien ‘’étranger dans son propre pays’’. La cruauté, la lâcheté et la compromission ont gangréné la société algérienne et ce dû à l’inconscience et à l’absence de la crainte de Dieu. A Oran quand je me présente dans l’une des agences pour l’emploi, je suis considéré comme un rabat-joie tellement que je dérange et c’est avec d’hypocrites responsables et les mêmes conseillers que j’ai affaire.

Par ailleurs, j’ai constaté que ma vie en Algérie n’est pas la priorité du gouvernement, ni la priorité du système que vous avez instauré pour me servir, et ni celle du service publique qui dysfonctionne gravement au détriment du pauvre chômeur et le SDF que je le suis. Mais sachez aussi, Monsieur le président de la république, que « l’intégrité, l’intelligence et l’énergie sont les trois principales qualités à rechercher, et si on ne possède pas la première, les deux autres tueront » Warren BUFFET. Mais avec les tants d’années passées à attendre patiemment et sagement quelque chose qui ne viendra jamais, je regrette le jour où j’ai quitté le CANADA, néanmoins là-bas j’avais un petit chez-soi, un job, un salaire et de la bonne considération.

Tellement j’ai envie de pleurer, je n’ai pas de fin mot pour m‘exprimer, mais je me retiens quand même car je dois rester fort pas pour mon orgueil, juste parce que je n’ai pas encore fini mon combat.

Monsieur le président de la république, recevez les humbles sentiments d'un chômeur ordinaire, qui croit encore que vous pourriez, si vous le vouliez, prendre des mesures efficaces contre ce fléau.

 

Par : Nour El Yakine FERHAOUI

E-mail : ferhaoui_nori@yahoo.es


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