Rachid Hamal

Il est plus que temps
D’arrêter d’utiliser nos martyrs
Comme source à la légitimation
De l’oppression d’Algériens « vivants ».


"La première loi de l'histoire, c'est de ne rien dire de faux, la deuxième c'est de dire ce qui est vrai" Cicéron. L'Histoire de l'Algérie est celle d'un pays, qui n'a cessé de défendre les armes à la main, son droit à une existence décente.

Durant la période du colonialisme français en Algérie, le peuple algérien a été spolié de ses richesses, réduit à l’esclavage, privé de son identité, de sa liberté, et l'Algérien humilié, écrasé par la misère, marqué par la répression et l'injustice, dépourvu des droits humains les plus élémentaires.

Le 5 juillet 1962, l'Algérie accédait à l'indépendance, après une guerre des plus héroïques et également des plus meurtrières, le peuple Algérien venait de reconquérir le droit de reprendre en main les rênes de son destin. Ce qui était un rêve pour un grand nombre d’Algériens et aussi même, une mission impossible et à combattre pour certains, est devenu par la force des armes une réalité. Tous les espoirs étaient permis, à partir de l’été 1962.

En ce 5 juillet 2017, soit 55 ans après l'indépendance, nous voulons commémorer les événements qui ont jalonné l'histoire de notre pays, car c'est un droit et surtout un devoir pour tout citoyen. Nous refusons que la mémoire collective de tout un peuple, qui a tant souffert et tout sacrifié, soit confisquée par un clan quelconque du pouvoir ou à son service.

Le pouvoir et son parti FLN-post-indépendance ont tenté de construire la Nation sur le modèle jacobin, uniformisateur et centralisateur à outrance, hérité de la colonisation. Ils ont renforcé au maximum le pouvoir de l’Etat, qui a envahi le peuple, la nation et la société. Ils ont détruit l'espace de liberté qui nous est parvenu de la lutte de libération nationale, et pourtant, les libertés démocratiques étaient inscrites dans la proclamation du 1er novembre 1954.

 Ce FLN-post-indépendance qui se veut aujourd'hui, comme hier, -mais il y a une grande différence entre le discours et la pratique-, guide, tète et conscience du peuple, a été réduit à un appareil bureaucratique au service d’un régime bonapartiste mis en place par ses propres Zaims. Il a perdu sa justification première, la lutte pour l'indépendance nationale, âme du peuple, cause sacrée, qui a mobilisé des millions d'algériens derrière lui. Il a perdu son souffle révolutionnaire. Il ne s'est pas adapté aux importantes mutations de la société, et a dilapidé l'héritage de la révolution. Il est devenu un parti d'appareil et de privilégiés. Ses dirigeants et militants ne font qu’abuser des privilèges économiques et des insignes sociaux du pouvoir. Sa réelle place, est à protéger au musé comme un patrimoine valeureux de tous

 

le peuple Algérien. Il faut l’arracher des mains de cette minorité de vampires qui l’utilisent pour mieux sucer le sang du pauvre peuple d’Algérie.

La Révolution contre le colonialisme sauvage français a enfanté dans la douleur, dans le sang et les sacrifices, LA LIBERTE, celle du peuple Algérien. Ceux qui ont mis fin à l’obscurité coloniale afin que l'aube de la liberté se lève sur l’Algérie, ceux qui se sont battus pour la liberté dont le peuple Algérien était privé, dans les maquis, les prisons, ceux qui ont vécu le temps du vrai courage et du grand sacrifice et ont connu le prix des larmes et du sang, ceux qui ont lutté pour être des hommes libres dans un pays libre, ont combattu, sans relâche, non seulement pour l'indépendance du pays, mais pour vivre dans la dignité et la liberté, et le droit à une vie descente, meilleure, et loin de tout oppression.

Hélas, dans l'Algérie indépendante, les exactions, les sévices commis dans les salles d'interrogation et le secret des cachots, ne sont pas des faits isolés ou des souvenirs de notre passé colonial, mais une pratique quotidienne menée par les services du pouvoir et avec des moyens sophistiqués, qui rappellent cette triste époque de la lutte de libération nationale. Aucun argument, aucune raison, ni la défense du régime, ni la raison d'Etat, invoquée de manière injuste et abusive pour réprimer les opposants et les condamner au silence, ne peuvent justifier la nécessité de la torture, punie comme un crime contre l'humanité dans toute « démocratie » qui se respecte.

La constitution de 1963, l'article 16, stipule que "La République reconnaît le droit de chacun à une vie décente et à un partage du revenu National." D'autres lois ont étés également adoptés, par le pouvoir, font obligation aux dirigeants du parti et de l'Etat de vivre seulement de leurs salaires, et de ne posséder directement ou par personnes interposées, ni affaires, ni richesses, Qu'en est-il dans la réalité quotidienne de notre pays?

Les milliardaires algériens, de plus en plus nombreux, se placent au-dessus des lois, étalent leurs richesses, construisent des villas somptueuses à l'intérieur et à l’extérieur du pays, et continuent d’investir un peu partout dans le monde. Alors que la majorité du peuple, vit dans la misère la plus atroce et fait face à une austérité sans merci….

L'histoire de la guerre de libération nationale a été falsifiée, faussée et biaisée. Le rôle de ses différents acteurs est gonflé ou passé sous silence, selon les positions, qu’ils occupent, au sein du pouvoir ou vis-à-vis de lui. Des personnages obscurs, qui n'avaient connu la guerre (ils étaient au Maroc, en Tunisie, en Egypte,…) que par les mass-médias, nous sont présentés aujourd'hui comme des héros, libérateurs de ce pays du joug colonial.

- Nos Martyrs sont-ils morts pour que les harkis soient honorés et les vrais Moujahids marginalisés ?

- Nos Martyrs sont-ils morts pour qu’on distribue des médailles à certains colonels, à certains généraux  qui n’étaient rien d’autre que d'anciens officiers de l'armée française qui n'avaient rejoint l'ALN qu'en 1961?

- Nos Martyrs sont-ils morts pour que leurs femmes, enfants (familles de Chahids) soient marginalisés, humiliés et leurs droits bafoués ?

- Nos Martyrs sont-ils morts pour que les fils de harkis s’accaparent de nos richesses et se réjouissent de tous les privilèges au détriment du ce pauvre peuple qui a tant souffert et donné TOUT pour l’Algérie ?

- Nos Martyrs sont-ils morts pour que l’ANP qui, hier, s’est battue côte à côte avec nos Martyrs contre l’armée française et qui, aujourd’hui, tourne ses armes, contre les jeunes Algériens, mains nues, qui crient leur ras le bol de ce système ?

- Nos Martyrs sont-ils mort pour que les Amazighs, piliers de la révolution anticoloniale,  soient opprimés et leur langue et culture mises hors la loi? Avant même la mise en place définitive du pouvoir, les déclarations enflammées d'un Ahmed Ben Bella sur le caractère "arabe" de la nation et sa politique d'Arabisation forcée, donnent le ton et fixent une orientation générale qui allait progressivement se concrétiser et se renforcer sous les différents présidents. Le paysage idéologique et politique algérien a toujours ete, dès le départ, nettement hostile à la question Amazigh, et ce jusqu'à nos jours. L'officialisation et l'institutionnalisation de Tamazight, ces derniers temps, ne sont que de la poudre aux yeux, tant qu’il n’y a pas une prise en charge réelle et effective de cette question par l’Etat.

- Nos Martyrs sont-ils morts pour que les femmes, qui avaient jouées un rôle considérable et prépondérant  dans la révolution anticoloniale, soient écrasées, marginalisées, réduites à des poules pondeuses, éternelles mineurs et esclaves femmes au foyer?

- Nos Martyrs sont-ils morts pour, que les services de sécurité au service du pouvoir continuent chaque jour, et ce depuis l’indépendance du pays, à frapper, à torturer, à humilier et à pratiquer la HOGRA de ce pauvre peuple démuni dans tous leurs locaux ?

Tous les textes fondamentaux de la Révolution, l'Appel du 1er novembre 1954, la plate forme de la Soummam de 1956, le programme de Tripoli de 1962, proclament les libertés fondamentales. Sur le plan international, la Révolution Algérienne a proclamé, dés sa naissance son attachement à la charte des nations unies qui souligne, avec force "le respect universel et effectif des Droits de l'Homme et des libertés fondamentales pour tous"

Les pratiques contraires aux libertés fondamentales, l'injustice, l'arbitraire, la forfaiture qui est la violation du droit par ceux qui sont chargés et supposés de le faire respecter.

Un spécialiste des lois, Montesquieu, n'a-t-il pas écrit: "Il n'y a pas de plus atroce tyrannie que celle qui s'exerce à l'ombre des lois et sous les couleurs de la justice."

Ignorer les droits fondamentaux d’un peuple et leur opposer un arrogant mépris, priver les citoyens de la liberté d'expression, de la liberté d'opinion, empêcher les voix autres que celles du pouvoir en place et de ses larbins-serviteurs, de s'exprimer sur les problèmes cruciaux qui concernent la société, c'est mutiler le peuple et le condamner à toute sorte de déchéance politique, culturelle et intellectuelle.

Depuis 1962, nos martyrs ainsi que la Révolution anticoloniale ont servis de source de légitimation à l’oppression d’Algériens « vivants ».


Ainsi, le pouvoir bonapartiste Algérien a détourné les biens du peuple au nom des Martyrs. Il a séquestré des Martyrs au nom des Martyrs. Il a assassiné au nom des Martyrs. Il a torturé au nom des Martyrs. Il a pérennisé le système colonial (dépendance politique et économique) au nom des Martyrs.

 

NOS MARTYRS NE SONT-ILS PAS MORTS POUR:

- la liberté ? Nous, Algériens, n’ont eus droit qu’à la liberté de la matraque, du silence, de la soumission, de la répression ou du bafouement de toute liberté.


- la dignité du citoyen Algérien ? Notre dignité est sans cesse piétinée par ceux-là même qui ont pour charge et responsabilité de la garantir et de l’assurer.


- la démocratie ? Le peuple Algérien qui avait supporté les affres de la guerre, a été renvoyé aux vestiaires, dès l’indépendance. Il sera invité, de temps en temps, à des plébiscites ridicules et des mises en scènes préfabriqués, réduisant ainsi la vie publique et politique à des magouilles de coulisses et des luttes de clans régionalistes et tribalistes. Ce qui a conduit, d’une manière prémédité et bien organisé, à la destruction et la clochardisation de la société algérienne de bout en bout.


- la justice sociale ? Les fortunes colossales des «milliardaires qu’a engendré le régime de Boumédienne et de ses successeurs», fruit de détournement des deniers du peuple, auront désormais pignon sur rue. Pendant ce temps, chômage, crise de logement, hausse des prix sur les produits de première nécessité, quand ils ne sont pas frappés de pénuries (souvent calculés et organisés), constituent le lot et le fardeau que subit le pauvre peuple Algérien au quotidien.


- le respect des Droits de l’Homme, la liberté d’expression,…. ? Depuis 1962, combien de citoyens, de politiciens, défenseurs ou opposants au régime, sont morts sur les tables de torture de l’Algérie libre et indépendante? Combien ont été traumatisés et marqués dans leur chair et dans leur âme, pour le restant de leur existence ?

 

- éradiquer les diverses pratiques moyenâgeuses de torture, d’abus et d’injustice ?  En Algérie, on feigne d’ignorer les conventions internationales interdisant l’usage de ces pratiques et en guise d’encouragement on décerne, à ces bourreaux, des médailles du mérite et des postes plus élevés dans le système tortionnaire.
Garder le silence devant de telles horreurs, que la morale la plus élémentaire réprouve, et qu’aucune raison ne peut justifier, relèverait de la pure et honteuse complicité.

Garder le silence quant à notre indépendance qui a été CONFISQUEE, relèverait de la pure connivence avec ce pouvoir illégitime, corrompu et dictatorial.


Il est de notre ULTIME DEVOIR de défendre la mémoire de nos pères, mères, grand pères,… nos martyrs contre toutes les exactions dont a fait preuve ce pouvoir, en place, depuis l’ « indépendance ».

En tant que citoyens, nous avons des responsabilités envers ce pays, nous devons assumer pleinement notre citoyenneté, nous devons refuser d'être des spectateurs impuissants de notre propre histoire et de la dérive de notre cher pays. Du fond de leurs tombes, nos martyrs nous interpellent pour faire cesser le marchandage honteux et la manipulation de leur mémoire à des fins politiciennes. Nous devons êtres plus que jamais déterminés à relever le défi du combat pour une Algérie digne du sacrifice de nos Martyrs et des aspirations étouffées de son peuple. Car, ni la répression, ni la violence... ne pourront empêcher le mouvement inéluctable de notre société vers son émancipation.

 

L'aspiration du peuple Algérien à la liberté est un mouvement profond qui peut être ralenti mais qui ne s'arrête jamais, quels que soient les obstacles, les entraves et les embuches, et l'unique solution, la voie étroite qui s'imposera tôt ou tard, consisterait à les reconnaitre et à les mettre en pratique, afin de ne pas condamner l'avenir de nos enfants et des futurs générations, et vouer le pays à l'impasse, dans laquelle il se débat actuellement.

LES IDEES NE DEMEURENT JAMAIS SOLITAIRES, ET FINISSENT TOUJOURS PAR TRIOMPHER.

HALTE AUX ATTAQUES BAATHISTES
EN ALGERIE!!!

Contribution de RACHID HAMAL


Y EN A MARRE DE FAUX DEBATS-FAUX FUYANTS !!!


Alors que l'Algérie, notre pays, est en plein péril, alors qu'une crise aiguë frappe de plein fouet ce peuple démuni, alors que l'économie et les finances du pays sont en désarroi, alors que 1000 milliards de dollars se sont volatilisés et que l'actuel premier ministre ne peut même pas nous expliquer le pourquoi de la chose, alors que le chômage bat son plein et que la misère se propage, de plus en plus, comme un feu de paille au niveau national.

Voilà que des marionnettes et clowns du pouvoir Algérien s'amusent à mener des discours qui nous poussent à nous questionner: Est ce que ces gens vivent en Algérie? Est ce qu'ils sont parmi nous et partagent la réalité quotidienne de l'Algérien? Planète Mars, vous dites?

JUGEONS ENSEMBLE!!!

Le secteur de la poste est en désarroi total, au vu et au su de tous le monde, et le premier responsable de ce secteur, la ministre de la poste et de la communication Houda Feraoun, n'a d'autres choses importantes à nous dire, que de nous annoncer; dans un communiqué purement baathiste provenant d’un conseil d’administration d’Algérie Poste du 4 juillet 2017, la décision de ne plus accepter les documents qui ne sont pas rédigés en Arabe, langue officielle et que tous les documents rédigés en français vont être retirés de cette institution.

C'est cela la réponse du pouvoir Algérien, représenté par Houda Feraoun, à sa propre constitution qui dit dans son article 3bis que: "Tamazight est également langue nationale et officielle"?
Houda Feraoun, votre communiqué, qui a exclut la langue amazigh, officialisée par votre pouvoir depuis 2016, n’est rien d’autre qu’une preuve vivante de tout ce que les Amazighs pensent de l’officialisation et de l’institutionnalisation de Tamazight : DE LA POUDRE AUX YEUX !!!

On le savais depuis cette soi-disant "reconnaissance", qui n'est rien d'autre que le résultat des luttes de tout un peuple depuis une belle lurette, que le combat Amazigh n’est nullement achevé et que cette question garde toujours son acuité et que la lutte pour cette culture ancestrale reste toujours d’actualité malgré les manœuvres illusoires et infantiles du pouvoir.

Il n'est nullement un secret et tous les Algériens savent la médiocrité avec laquelle les services de la poste traitent et distribuent notre courrier et ils n’arrivent même pas à assurer des services élémentaires comme les salaires de nos fonctionnaires. Des manques énormes de moyens et de personnels sur lequel notre chère ministre autocrate devrait se pencher. Mais, hélas non, elle feigne d’ignorer cette situation catastrophique de ce secteur vital pour notre pays, dont elle est la première responsable, et s’amuse à masquer les échecs de sa gestion en s’enfonçant dans la démagogie baathiste et populiste la plus ridicule pour couvrir ses défaillances flagrantes. L’histoire nous a appris que ce genre d’actes classiques ne sont rien d’autres qu’un recours illusoire de la part de tout pouvoir illégitime, dont elle est l’un des représentants.

Cette institution qui joue un rôle prépondérant dans nos relations et contacts avec le monde extérieur (à majorité anglophone et francophone) est l’un de nos liens importants avec ce vaste monde. La décision démagogique de l’arabiser intégralement ne servira qu’à l’isolement et à l’enfermement encore plus de notre pays. Et une salutation, claire et nette, aux ténébreux réactionnaires, baathistes, de tout bord.

Kateb Yacine, un des plus connu écrivain algérien, avait répondu à des gens, du genre de la ministre Houda Feraoun, qui lui reprochaient d'écrire en français, en disant : "La langue française est un butin de guerre". C'est une langue courante, parlée et utilisée seule au quotidien de tout Algérien ou mélangée au Kabyle, au Chaoui, au Mozabite ou à l'arabe populaire, qu'une CERTAINE IDÉOLOGIE, par ignorance, par haine, par hypocrisie, par vengeance, qualifie de langue étrangère/colon pour la stigmatiser et lui donner le statut qui devrait lui revenir, par logique historique, géographique, linguistique, scientifique, économique et migratoire.

Houda Feraoun, au cas ou vous l’ignoriez, à l'université Algérienne, la langue française est la langue dans laquelle sont enseignées multitudes de sciences: médecine, biologie, mécanique, électricité, agronomie, construction, architecture,..... Dans nos cafés, dans nos rues, dans nos foyers, dans les mass-médias, dans nos usines, dans nos postes, dans nos hôpitaux, dans nos administrations, dans nos chantiers, dans nos laboratoires, … bref, dans la vie quotidienne de la quasi-totalité d’Algériens elle est langue de travail, d'échanges, de recherches, de réflexions, de lectures, de distractions.

Houda Feraoun, Qui peut nier, y compris parmi les opposants les plus virulents à l'enseignement du français ou à son utilisation dans les administrations et/ou entreprises privés ou publiques, que le président de la république, les ministres, les cadres de l'Etat, les députés, les militaires, les policiers, les journalistes, les soi-disant partis d’ « opposition », sont très à l'aise en s'exprimant dans cette langue de Molière.

Tous les algériens, autant que nous sommes, avons recours, dans nos communications quotidiennes, au français, qu’on le veuille ou non, pour vaincre un lapsus, une incompréhension, pour mieux expliquer ou formuler une idée, ou en butant sur une formulation en Kabyle, Chaoui, Mozabite ou en Arabe. C’est, beaucoup plus, par besoin communicatif et relationnel, entre nous Algériens, que l'usage de la langue française intervient et trouve tout son intérêt et son utilité.

L'usage de la langue française, n'en déplaise à ces baathistes, à ces clans dans le pouvoir qui la combattent, pour des raisons politiciennes, idéologiques et démagogiques, est une réalité algérienne, elle est quotidienne, parlée et nullement rejetée comme tendent à nous le faire croire ces tenants d'une idéologie obscurantiste. Il serait plus que temps de lui accorder sa place, et pourquoi pas aussi l’Anglais, dans tous les secteurs de l’enseignement, de l’éducation et de la formation en Algérie.

Of course, les détenteurs du pouvoir en Algérie qui ont un pied en France (achètent des villas, conduisent leur business, envoient leurs enfants étudier, se soignent là-bas,...) et un autre en Algérie, qui abusent de leurs positions dans les hautes sphères de la hiérarchie politique sont les premiers à nous dire que la langue française est celle du colon, donc, nous ordonnent, éternels mineurs qu'on nous traitent, il faut la combattre! Quelle haine ridicule, bête et méchante! Quel égoïsme outrageant! Quelle hypocrisie bestiale! Et quelle volonté de maintenir le peuple Algérien, à tous prix, dans l'arrière-boutique de l'inculture!

Ces baathistes du pouvoir, doit-on leur rappeler que, c’est leurs progénitures qui sont envoyées dans les grandes écoles et universités occidentales, avec l'argent du pauvre peuple Algérien, à commencer par la ministre Houda Feraoun qui a eu son Doctorat en France en 2005 en sciences pour l’ingénieur à l'université de Technologie de Belfort, alors qu'on œuvre dans le sens de sacrifier les enfants de ce pauvre peuple démuni en leur imposant un monolinguisme stérilisant et sans issue.

Pourquoi donc Houda Feraoun, ministre formée dans une université française, endosse-t-elle une initiative dont elle sait qu’elle va perturber encore plus une administration déjà handicapée et qui se baigne dans un désarroi total?

Et pour rajouter de l'huile au feu qui dévore l'Algérie, Monsieur Teboune, premier ministre, tourne carrément le dos à ce feu et se focalise, lui aussi sur le sujet impératif de l'utilisation de la langue Arabe dans les communications des responsables Algériens!!!

Et pour, bien sure, coroner tout cela, des députés illégitimes issus d'une APN batarde (boycottée par plus de 75% d'Algériens votants) exhibent leur ignorance en présentant en plénière de cette APN un projet de texte qui pénaliserai les femmes qui oseraient s'habiller à leurs guise ..., cauchemar, dites vous? 
... à suivre dans les prochaines contributions!

Il est de l'ULTIME DEVOIR de tout Algérien, jaloux pour le développement et l'épanouissement, de son pays d'abord et de l'humanité en général, de combattre l'obscurantisme et d'œuvrer dans le sens d’arrêter sa course à nous éloigner et a nous dérailler du chemin du savoir, de l'ouverture, de l'universalité.

« Un jour viendra où notre silence sera plus puissant que nos voix qu’on a étranglées », August Spies


le 12/07/2017

LA KABYLIE A FEU ET A SANG!!!


POUR MIEUX ARABISER
IL FAUT D'ABORD BRÛLER LA KABYLIE, NON!!!

Est ce un complot du pouvoir et de ses acolytes? Sinon, comment expliquer le fait qu'aucun petit doigt n'a été levé pour faire face à cette situation catastrophique et désastreuse?
Un silence affreux de la part, et du pouvoir, et des soi-disant "partis d'opposition" et d'une grande partie des médias quant à un tel drame national!
La pauvre population est livrée à elle même et les montagnes du Djurdjura ont étés ravagées par des feux de forêts sans que ce pouvoir assassin bouge d'un iota. Il s'amuse à rajouter de l'huile au feu en annonçant l'arabisation accrue de tous les secteurs publiques. Est-ce, vraiment, une coïncidence? L'arabisation forcée d'un coté et les feux de l'autre!!! Ca sent vraiment le mauvais!
Au moment ou ce pouvoir Bonaparte essaie de faire passer ses projets d'Arabisation, plus d'une cinquantaine (50) d’incendies se sont déclarés, selon les indications de la Protection civile, de manière SIMULTANEE au niveau de la Kabylie! Est ce une coïncidence ou une volonté de distraire cette région qui, comme tous le monde le sais, sera la première à se battre, des mains et des pieds, contre ce projet machiavélique d'arabisation?
Des vieux, des vieilles, des femmes, des enfants, des maisons, des animaux, des villages entiers, des milliers d'hectares de forêts brulent devant nos yeux et on reste immobile comme s'il s'agissait d'un feuilleton Turque à la télé, et d'ailleurs nombres de familles versent beaucoup de larmes en réaction à une histoire d'amour ou sociale touchante dans ces films et n'osent même pas prononcer un mot gentille en guise de solidarité avec ce qui se passe juste à coté, dans les montagnes du Djurdjura!!! C'est indigne de tout Algérien qui se respecte et qui fait partie de cette solidaire nation.
Mettons nous dans la tête une chose, ce pouvoir ne fait rien pour rien, quelque chose se dessine à l'horizon et ce pouvoir mafieux est en train de concocter quelque chose de moribond pour l'Algérie et il a voulu d'abord et avant tout isoler et bruler, s'il le faut, la Kabylie, qui est un bastion de la contestation afin de faire passer ses projets morbides.
Et encore, comme pour enfoncer le clou encore plus, ce même pouvoir a lâché ses hordes, ses larbins et tous ses serviteurs, au niveau des réseaux sociaux pour semer la zizanie et pratiquer l'ancienne devise de "diviser pour mieux régner". On assiste à des attaques ridicules, racistes et plus virulentes qu'avant contre la Kabylie, genre: Punition de Dieu, buveurs d'alcool, non-croyants, alliés des sionistes,... et j'en passe.
Nous sommes déjà au fond, quand est-ce qu'on va arrêter de creuser? Avons nous perdus tous nos sens d'humanisme et de solidarité, comme veux nous le faire croire ce pouvoir inhumain?
La Kabylie est une partie intégrante et importante de l'Algérie et le sera toujours malgré toutes les manigances de ce pouvoir et de ses hordes. l'Algérie est une et indivisible.
Certes, ce genre d'actes criminels, dont ce pouvoir est le premier responsable, vont affaiblir la région, un petit peu, mais elle sortira vainqueur et beaucoup plus forte et elle fera face, déjouera et mettra en échec, comme elle l'a toujours fait, les projets antipopulaires qui se trament contre l'Algérie. En fait, ce pouvoir ne fait que renforcer l'union et la solidarité au sein du peuple Algérien avec toutes ses composantes (Kabyles, Arabophones, Chaouis, Mzab, Tergui,...) et du coup accélère le processus de sa propre destruction inévitable.
Des voix de tous bord vont se lever et sauter sur ce genre d'occasions, ou nous sommes faibles et vulnérables, et vont tenter d'exploiter nos sentiments de rage afin qu'on nous fasse épouser des idées racistes et divisionnistes. Ce genre de vampires n'attendent que de pareilles occasions pour comptabiliser des kabyles à leurs thèses séparatistes et indépendantistes. Le sort de l'Algérie en général et de la Kabylie en particulier n'est que chimère pour eux. Il faut leur montrer, que nous ne sommes pas d'éternels mineurs, comme le laisse entendre le pouvoir, et que nous allons agir d'une manière responsable et faire face à ce genre de situations en tant qu'adultes et Algériens à part entière. Anarez wala neknu (nous nous briserons plutôt que de se courber) a toujours été notre devise et ce n'est pas ce pouvoir ou les serviteurs de ses thèses, genre séparatistes ou divisionnistes de tout bord, qui vont changer ce que nous sommes et ce que nous avons toujours été et ce depuis des millénaires: des combattants et des lutteurs jusqu'a la moelle épinière pour les causes justes et contre toute oppression, de tous genre, et d'ou qu'elle vienne.
La Kabylie a été, historiquement, et restera un bastion de lutte et à l'avant-garde de tous les combats justes pour l'intérêt de toute l'Algérie. Elle a reçu des milliers, de bas coups, de la part de ce pouvoir raciste et mafieux et il faut se préparer à d'autres coups criminels car, l'actuel tentative de nous briser, ne sera nullement la dernière. Nous avons toujours léchés nos blessures et sommes sortis beaucoup plus forts qu'on l'a été avant d'être poignardé dans le dos. Le peuple Algérien, uni et solidaire, est un peuple résilient et ne se laissera pas faire par des manigances politiciennes et divisionnistes .
Le pouvoir peut se jeter des fleurs et penser qu'il a réussi son coup mais il oublié que dans des situations pareilles tout peux changer instantanément et qu'il risque de se faire isoler et récolter la tempête de ce qu'il a semé. Nous ne sommes pas dupes et l'histoire nous a enseigné que ce genre de manipulations éphémères ne durent jamais et leurs aboutissements sont imprédictibles.
Des morts et plusieurs blessés ont étés enregistrés. Des centaines de foyers ont été anéantis. Le tissu végétal a subi d’importants dégâts. Pleins d'animaux sauvages et domestiques ont étés calcinés par les flammes. De larges superficies de forêts sont parties en fumée, des milliers d'hectares de forêts et de broussailles ont été ravagés par ces incendies criminels. Des milliers d'oliviers et d'arbres fruitiers ont été détruits.
Certes, c'est un bilan très lourd mais, les montagnes du grand Djurdjura sont toujours debout et ont survécu l'enfer de ces incendies, qu'en déplaise aux ennemis de l'Algérie, tout court.
"on peut tromper tout le monde quelques temps, on peut tromper quelques-uns tout le temps mais on ne peux pas tromper tout le monde tout le temps" C'est l'une des lumières que nous a légué notre Mouloud Mammeri pour nous éclairer dans ce monde immonde!

Rachid HAMAL
15/07/2017
  
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