Ali Benhadj, Algérie

Ali Benhadj accomplit la prière du vendredi
chez la police du général Hamel

Encore une fois, le cheikh Ali Benhadj est interdit de prière du vendredi. Il a été invité de force à l'accomplir dans un commissariat de police du général Abdelghani Hamel. L'homme a été intercepté aux quatre chemins de Kouba alors qu'il se rendait à la mosquée de la cité El-Hayet.  Une mosquée qui lui a été recommandée par la police après plusieurs semaines d'interdiction de prier.

Aujourd'hui, vendredi 06 mai, la police a changé d'avis. Sous prétexte qu'il y a foule dans la mosquée de la cité El-Haye on invite Ali Benhadj à aller prier à la mosquée de la cité Maya. Pourtant, le cheikh ne prononce ni prêche ni discours. Il se limite à accomplir la prière et quitte la mosquée. Mais, sa seule présence suffit pour drainer la grande foule des fidèles. Et cela indispose le pouvoir et sa police chargée de surveiller un homme qui ne pèse pas plus de 70 kilos mais qui fait terriblement peur à un régime trop faible et qui ne tient que par le silence d'un peuple résigné.


La réconciliation de Bouteflika
pour protéger les criminels

Parmi les réalisations dont se vante le régime des Bouteflika, la réconciliation nationale entre bourreaux et victimes de la décennie sanglante. Une réconciliation qui met à l'abri les criminels qu'ils soient du côté des généraux ou du côté de leurs protégés islamistes. Ainsi, les Nezzar, Toufik, Lamari, Touati and co du côté des militaires et les Layada, Madani Mezrag, Benaïcha et consorts vivent, aujourd'hui, confortablement du butin de guerre amassé sur les tombes de leurs victimes.

Cependant, cette réconciliation ne concerne pas tout le monde. Des milliers des anciens détenus des camps de la honte ouverts dans le sud du pays en 1992 sont toujours privés de passeport, d'autres sont toujours sous contrôle judiciaire. Pourtant, ce sont des gens qui étaient durant la décennie sanglante. Il n'avaient commis aucun crime si ce n'était de croire au grand mensonge du pouvoir de feu Chadli Benjedid qui leur faisait croire que l'ère du multipartisme était ouverte et qu'on pouvait adhérer dans toute formation politique agréée par l'Etat.

Ils auraient du adhérer au syndicat du crime pour bénéficier de la loi de la réconciliation conçue par le général Smaïn et homologuée par Abdelaziz Bouteflika.

 
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