Djamel Laskri

DJAMEL EDDINE LASKRI,
LE MANDELA ALGERIEN

           

 Aujourd’hui 24 longues années se sont écoulées, 24 ans de privation de liberté, de détention arbitraire, de souffrance physique et morale, de tourisme carcéral, d’humiliation n’ont pu venir à bout d’un homme qui souffre en silence, qui espère toujours avoir une infime chance de revoir sa vieille mère ancienne moudjahida,  avant qu’elle ne rejoigne son défunt mari, le colonel Amara Bougleze, chef historique de la base de l’Est, décédé en 1995 sans pour autant que son fils ainé Djamel Eddine ne puisse lui faire ses adieux.
Aujourd’hui Djamel Eddine Laskri est un homme abattu, laminé, brisé psychologiquement, un homme qui a toujours clamé son innocence, qui réclame son élargissement, et qui ne sait plus à quel saint se vouer ni à quelle autorité s'adresser. Son tort, son seul tort c'est de porter le nom d'un valeureux et authentique Moudjahid de la première heure, le colonel Amara Bougleze.  
Quand bien même, il aurait été reconnu coupable de crimes de la plus haute gravité, il a déjà payé sa dette envers la société et le devoir de toute autorité est de procéder immédiatement à son élargissement.
Ni les lettres ouvertes adressées par ses proches aux plus hautes autorités du pays, ni la résolution du comité des droits de l’homme de l’ONU, recommandant au pouvoir de procéder à sa libération, ni les appels de détresse de ses proches parents n’ont réussi à ébranler la ferme intention du système actuel à le faire souffrir encore et encore à petit feu.
Toutes les lois ont été bafouées et foulées aux pieds par ceux-là même qui les ont conçues. Sinon comment expliquer ce déni de justice, comment expliquer que Djamel Eddine Laskri n’a pas bénéficié des dispositions de la loi sur la concorde civile effective en 2007, bien qu’il en ouvre droit ?
Au-delà des luttes intestines qui ont miné notre histoire contemporaine et dont les prolongements sont visibles jusqu'au jour d'aujourd'hui, Djamel Eddine Laskri est en passe de battre le record de détention de Nelson Mandela. Seul, meurtri dans sa chair, du fond de sa cellule carcérale il attend une mesure de clémence pour pouvoir embrasser sa vieille maman et serrer dans ses bras son fils  qu’il a laissé âgé de 9mois et qui est aujourd’hui un jeune homme de 25 ans.

El Qanas



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