Entretien Hichem Aboud

Hichem Aboud, un algérien parle aux Algériens

Hichem Aboud, pourquoi avoir décidé de parler face caméra aux Algériens?

Ce n’est pas la première fois que je m’adresse aux Algériens, puisque je passe depuis très longtemps et de manière très régulière sur des chaînes de télévision, notamment Al-Magharibia qui m’offre une tribune libre pour m’adresser directement aux Algériens. Si j’utilise You tube, c’est pour contrer la bêtise humaine, celle des décideurs algériens. Ces derniers temps, ils mènent une guerre sans merci à l’endroit du groupe El-Khabar et l’homme d’affaire Issad Rebrab. Récemment la télévision la plus vomie des Algériens dont je m’abstiens ici de citer le nom, s’est arrogée le droit de s’attaquer à moi personnellement et de la manière la plus abjecte en proférant des propos perfides et désobligeants. J’ai alors usé de mon droit de réponse en consacrant ma première vidéo afin de remettre à leur juste place les larbins du régime.


Le nombre de vues et de partages de vos vidéos laissent croire que votre initiative est déjà un franc succès !

Les gens ont besoin d’un discours clair, franc et sans ambages. Un discours qui appelle les choses par leurs noms. J’ai l’avantage de m’exprimer franchement et sans détour car je ne fais pas de politique. Je n’ai pas besoin de ménager telle ou telle partie ou de veiller à ne pas couper les ponts avec telle ou telle sphère. En clair, je peux tenir ce type de langage puisque je n’ai aucune ambition politique. A côté de cela, Je m’attèle à accomplir mon métier de journaliste le mieux que je peux. J’informe les citoyens et leur rapporte les faits fidèlement comme exigés par la profession. J’ai aussi la chance d’avoir des sources dignes de confiance. Comme tout le monde le sait, j’ai tendance à ne pas mâcher mes mots, je dis les choses crument et sans calcul pour une raison toute simple : Je ne crains rien et je n’ai peur de personne. Je défie les détenteurs du pouvoir en Algérie de trouver la moindre chose qui puisse me compromettre. Si tel était le cas, vous pensez qu’ils auraient hésité pour me discréditer publiquement? Bien avant la caste actuelle au pouvoir, les généraux et leurs valets que j’ai dénoncés dans mon livre intitulé « La mafia de généraux » paru aux Editions Lattès en 2002, ont tenté vainement de chercher quelconque tare me concernant dans le but de me souiller. Les deux principaux chefs des services secrets de l’époque, les généraux Tewfik Mediene et Smaïn Lamari, qui ont ramassé pour leur grade dans mon livre, n’ont rien trouvé dans « mon dossier » pour me compromettre. Dieu Merci, je suis blanc comme neige et je pense que c’est de là que je puise ma force pour informer ceux qui s’intéressent à mes écrits et mes dires.


A quelle catégorie d’algériens vous vous adressez via vos vidéos ?

Je m’adresse à tous les Algériens sans exclusive et plus particulièrement à ceux qui regardent impuissants leur pays  partir à la dérive. Un pays si riche, saigné à blanc par une mafia insatiable. Je m’adresse à ceux qui tentent de quitter leur patrie, au péril de leur vie, dans des embarcations de fortune. Tous les Algériens, qu’ils soient civils ou militaires, cadres ou simples employés, chômeurs ou de revenu modeste, élites ou lambda, tous ceux – là souffrent, à l’image du chef d’état, invalide à plus de 90% à cause d’une caste et sa tête son frère cadet, Saïd Bouteflika. Ils se sont appropriés les prérogatives du Président. Ce fait accompli enfonce dans le chaos, tous les jours un peu plus, le peuple et l’Algérie.


Au-delà des mises au point et des éclairages que vous livrez à travers vos vidéos, Envisageriez-vous d’interpeller directement les détenteurs du pouvoir sur des questions de fond ?

Je ne pense pas non. Les détenteurs du pouvoir sont sourds et muets à toutes les initiatives de bonne volonté. Ils poursuivent leur politique criminelle sans se soucier du pays. Ils n’admettent ni critiques ni remise en cause. Ils aiment entendre les flagorneurs et les flatteurs qui n’attendent que le bon moment pour les faire tomber et ils tomberont un jour.


Avez- vous de nouvelles vérités à révéler aux algériens ?

Nous vivons quotidiennement des vérités. Il suffit d’ouvrir les yeux pour les voir. Mais dans le cadre de mon métier, il est clair que je divulguerai tout ce que je sais. Je n’ai jamais fait dans la rétention de l’information et je ne changerai pas.


A quelle fréquence vous comptez publier vos vidéos ?

C’est en fonction de l’actualité. Pour le moment, je produis en moyenne une vidéo tous les deux jours mais je compte m’en tenir à deux vidéos par semaine pour ne pas lasser les gens.


Envisageriez – vous de faire évoluer votre formule à des débats d’idées en invitant d’autres personnes à se joindre à vous ?

Non, je ne pense pas. Il faut savoir que primo, j’enregistre ces vidéos chez moi et je ne vais pas transformer ma maison en studio d’enregistrement, ma famille a déjà suffisamment enduré. Deuzio, j’habite dans une petite ville dans le nord de la France où je suis un peu isolé. Et tertio, j’ai tendance à aimer agir en solo.


Une Web TV vous parle ?

Non, je n’ai pas du tout ce projet en tête. Je n’ai ni les moyens ni les hommes pour réaliser pareil projet. En revanche, j’ai travaillé sur un projet de chaîne satellitaire depuis plus d’une année. Elle aurait pu être déjà opérationnelle sans la trahison de deux sinistres individus que je démasquerai très bientôt. Les traîtres sont souvent ceux qu’on soupçonne le moins et parfois on les rencontre là où l’on s’attend le moins. 

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