Oran

LETTRE OUVERTE D’UN ORANAIS
TRÈS EN COLÈRE

Nour Elyakine Ferhaoui est un jeune porteur d'un projet culturel au profit de la ville d'Oran. Il l'a présenté au cabinet de Mr le PAPC d'Oran, Noureddine BOUKHATEM. Il essuya un décevant refus bien qu'un grand réalisateur Mohamed HOUIDAK, en l’occurrence, voulait collaborer à ce court métrage.
Texte de la lettre

"LETTRE OUVERTE D’UN ORANAIS TRÈS EN COLÈRE À MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE POPULAIRE COMMUNALE D’ORAN 

Monsieur le Maire ! D’emblée, sachez que je ne suis ni contre votre parcours, ni contre votre personne. Par contre, je vous respecte comme d’ailleurs, le respect que je porte à l’endroit de tout être humain. Aussi, soyez rassurés, je ne m’adresse pas à votre personne, mais plutôt au Maire comme l’élu et l’autorité que vous êtes. Par ailleurs, acceptez que je vous dise que je suis l’oranais le plus en colère de tous les oranais. Il y va sans dire, de tous les Algériens en général !

Monsieur le Maire, je ne vous juge pas, c’est trop tôt ! Mais déjà, à la lumière de ce qui se passe et de ce qui vient m’a arrivé, je suis déçu. Déçu comme un homme déçu par toutes les femmes. Aussi, déçu comme l’artiste et l’intellectuel qui vous écrit en ce moment. Surpris par ce que j’ai subis avec ceux qui décident si Oran évolue ou pas. Alors c’est, bel-et-bien, au Maire comme l’élu et l’autorité que vous êtes que je m’adresse. 
Du départ j'avais des réticences à m'engager en première ligne dans cette crise que connaît la ville d’Oran, ville culturelle, sportive et scientifique. Aussi environnementale si je me trompe, à-moins si Schwarzenegger déconne ! Au début j’avais peur que ma voix ne soit pas très crédible. Etant donné mes aïeux, mes relations, mon vécu et mon histoire avec Oran, cette ville que j’ai représentée un peu partout dans le monde sans me rendre compte de l’INUTILE qu’elle représente. 

Monsieur le Maire, la ville d’Oran est en train de subir les retombées d’une gestion culturelle dont l’appréciation est au dessus des capacités d’une assemblée avec ses coefficients qui ne répondent guère à l’attente d’une cité urbaine, à laquelle bien des connaisseurs lui ont attribué la dénomination la plus significative à savoir « Wahrân El Bahia ». 

Monsieur le Maire, le travail bien fait ne vous préoccupe jamais, surtout quand il s’agit de l’activité culturelle et de l’esprit de création. Donc, ne vous étonnez pas si je vous dis que notre ville souffre de misère morale et d’inculture. Sans vous indexer, sachez, Monsieur le Maire, que Oran à besoin de son vrai premier magistrat et d’un ensemble d’élus capable de faire renaitre Oran de ses cendres, et la population qui vous a élu, semble-t-il, vous considère au même titre qu’un subordonné et non comme son élu. Et quand à l’oranais qui vous écrit, son histoire est la suivante :

En mois décembre 2015, j’ai déposé mon propre projet, un projet audiovisuel pour la réalisation d’un court métrage intitulé « ORAN 2021 », une fiction avec laquelle j’avais l’intention de participer, comme d’habitude, dans les projets futuristes culturels de ma ville dans le but de développer des collaborations artistiques avec vos décideurs, et ce n’est ni mon premier et ni mon dernier essai du genre. Je voulais aussi adhérer en ma qualité d’artiste créateur dans le but de promouvoir l’action culturelle de ma ville et redorer son image sur la scène internationale, ce qui semblait débile pour vos collaborateurs. Mais le plus débile, Monsieur le Maire, c’est l’incapacité, le disfonctionnement et l’absence d’activité culturelle que connait actuellement la ville d’Oran et j’en suis très désolé pour une telle situation. 

A vrai dire, j'ai été choqué par ce qui m'est arrivé au sein de votre fameux cabinet. Je me suis vu non seulement refuser le droit d’être appuyé mais en réalité je me suis vu ignoré jusqu’à où exposé à la risée de ceux qui décident si Oran évolue ou pas. Et pourtant mon parcours professionnel artistique ne date pas d'aujourd’hui. Donc, j'ai décidé que crédible ou pas, j'allais m'exprimer. Ce qui m'a choqué, Monsieur le Maire, c'est le comportement, c'est le cynisme et les mensonges de nos élus, développés à travers d’une mentalité que je qualifie non seulement d’hypocrite mais de « je-m’en-foutiste » et c’est bien dommage pour une si belle VITRINE loin des réalités de son image socioculturelle, et c’est de la culture de la ville d’Oran qu’il s’agit, un charme qu’on risque de réduire a néant un jour. 

Le plus grave aussi, c'est que ce dénigrement « pour qui j’ai cru » fait bon marché chez nous. Et la presse que je qualifie de « raccourci facile » se fait souvent l'écho de cet argumentaire très bien « travaillé » de la ville d’Oran. Et j’ai vu que même dans certains articles on sympathise, parfois, avec l’idée d’impliquer « la liberté de création » dans la promotion des projets futuristes de la ville d’Oran. La source qui me poussa à candidater sans me rendre compte de la grosse connerie que j’ai commise. Mais les apparences sont parfois trompeuses, Monsieur Boukhatem, surtout pour une presse qui ne fait son travail qu’en fonction de sa guise. En tous les cas, je me souviendrais d’un mois de décembre où j’ai cru, vraiment, au père Noel. 

Avant que ma lettre prenne fin, laissez-moi-vous dire que je ne suis toujours pas content, et je ne le serais jamais. 

Voici mon témoignage face à l'incompétence volontaire de l’autorité locale aussi culturelle que professionnelle qu’elle le soit. Et quand à moi, je ne trouve de solution concrète pour ce fléau de « je-m’en-foutisme ». Et entant qu’artiste indépendant, je ne trouve que l’idée de faire RENAITRE le corps d’Henri Fouques Duparc, néanmoins (LUI) il m’aurait soutenu dans mon projet. 
Enfin, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à mon sentiment de respect pour l’ÉLU que vous êtes. 

Nour El Yakine FERHAOUI
E-mail : ferhaoui_nori@yahoo.es
ce site a été créé sur www.quomodo.com