Salafisme

Le salafisme gagne du terrain en Algérie

Un sondage a été fait par : je cite : El Waten, sur le salafisme qui gagne du terrain dans notre pays qui n’a pas encore pansé les blessures du terrorisme et essuyé les larmes des familles entières qui n’ont pas encore fait le deuil de leurs morts durant cette horrible période dont les stigmates sont toujours vivaces après plus de deux décennies d’effusion de sang algérien.

La majorité des mosquées de la capitale Alger (qui n’est plus blanche !) plus d’une cinquantaine, est entre les mains des salafistes qui imposent leur diktat sur tout, le plus souvent par des menaces et rarement avec retenue et encore moins par psychologie : gestion des mosquées, prêches du vendredi, interdiction de dénigrer les autorités et encore moins le président Bouteflika qui, pour eux « est le meilleur président que connaît l’Algérie au 1, 5 million de chahids, au lendemain de l’indépendance. C’est la guerre déclarée au wahabisme ! Un autre exemple : « Au chef-lieu de Draâ Ben Khedda , sur les six mosquées, au moins quatre mosquées sont tombées entre leurs mains » nous avance avec indignation , un fidèle des lieux. 

La grande mosquée dont l’Imam ne s’entend guère avec eux est sortie indemne de ces griffes salafistes, alors que celui de la petite mosquée fait partie de leurs trésors acquis. D’ailleurs, elle regorge de barbus venus de toutes parts : Bordj Ménaïel, Baghlia, Dellys… Ils se déplacent en véhicules neufs. « Ils sont tombés du ciel » dira un fidèle de cette mosquée depuis des décennies. Cet imam a même refusé, plutôt interdit, les traditionnelles leçons ou prêches animés(es) par de personnalités religieuses venues d’autres localités mais désignées par la direction des affaires religieuses qui en établit, au préalable, un programme à travers les mosquées, avant la prière de tarawiht. Ce qui n’est pas le cas cette année. 

Cela devient inquiétant quand cet imam s’attaque aux jeux de dominos, de cartes qu’il qualifie de « haram ». Des discours qui n’ont rien à voir ni avec la religion, ni avec l’islam de nos ancêtres qu’ils veulent gommer par tous les moyens. 

Ces Imams d’un autre genre, dont les pratiques sont du Moyen-Age, ne sont pas étrangers à la direction et même au ministère des affaires religieuses qui ferment les yeux sur tout dérapage. Le plus illustratif est les propos lancés par le cheikh ( il ne l’a jamais été ) « Hamadaech » sur la condamnation de l’écrivain Karim Daoud et de bien d’autres propos aussi répugnants que révoltants. Le haram est dans « corruption, la prostitution, les boissons alcoolisées, la drogue, le vol, le mensonge, la fraude électorale, la fraude fiscale …

La liste est longue et leurs auteurs aussi dont la majorité sont du cercle et que ces imams évitent de nommer leurs auteurs. « C’est le domaine des salafistes ! » nous confie un fidèle. « Je continuerai à appliquer l’Islam de mon père, de mon grand-père et ce n’est pas cet Imam qui me ferait changer de pratiques et de comportements acquis depuis des siècles durant ». Ce qui est révoltant, c’est le silence inquiétant des autorités religieuses à tous les niveaux. Alors, la question du feu président Mohamed Boudiaf est toujours d’actualité : « Où va l’Algérie ? » La réponse est claire ! Pendant tout ce temps de perdu pour l’Algérie, la jeunesse Algérienne est désemparée alors que leurs progénitures sont en train de prendre la relève dans les institutions publiques, au départ à la retraite de leurs parents. A.K.
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