Kamel Kaci-Saïd M C Alger

Kamel Kaci-Saïd nouveau président
du Mouloudia d'Alger

Il était temps! depuis le limogeage du controversé Omar Ghrib, le Mouloudia d'Alger vaguait dans le flou total. Alors que toutes les équipes s'affairaient à préparer la nouvelle saison qui s'annonce trop chargée pour le doyen, le club le plus populaire d'Algérie était plongé dans une crise administrative du fait de l'absence d'un patron qui prend sur lui la gestion de cette période charnière.

Finalement, les décideurs ont fini par se résoudre à confier les clés de la maison du doyen à un homme digne de la lourde responsabilité de diriger les affaires du Mouloudia. Le choix s'est porté sur Kamel Kaci-Saïd, ancien joueur du club de 1999 à 2001 et manager de 2013 à 2014 en remportant la coupe d'Algérie avec le doyen des clubs algériens.

Ne pas faire pire qu'Omar Ghrib

La tâche qui attend Kamel Kaci-Saïd n'est pas des plus faciles. D'abord parer au plus pressé pour terminer l'opération renforcement de l'effectif et préparer le stage d'inter saison. Une préparation qui doit permettre à l'équipe d'entamer la compétition dans les meilleures conditions sachant que l'objectif ne peut être que remporter le doublé (coupe et championnat) sinon dans le pire des cas un des deux titres. Ceci outre la bonne figuration dans les compétitions africaines, la coupe de la CAF et la champions league. Autrement dit, le nouveau patron du doyen n'a pas le droit à l'erreur et surtout pas faire pire qu'Omar Ghrib qui a dépensé 90 milliards de centimes de DA sans rien gagner.

Faut-il garder Mouassa?

Le bilan de Kamel Mouassa, le coach du Mouloudia est ce qu'il y a de plus mitigé. 2ème au championnat et demi-finaliste en coupe d'Algérie. Avec un effectif dont la masse salariale est le plus important du championnat on ne peut approuver son bilan. Avec beaucou moins de moyens l'ES Sétif et le CR Belouizdad ont réussi mieux que le Mouloudia d'Alger.

De là se pose la question s'il faut garder Mouassa et lui fixer un objectif clair à savoir remporter le doublé ou au moins un titre ou se séparer de lui en bons termes.

Qui pour remplacer Mouassa?

Il n'est pas donné à n'importe quel entraîneur pour diriger une équipe de l'envergure de celle du Mouloudia. En cas de départ de Mouassa, il ne sera pas facile de trouver un coach qui accepterait la pression de la difficile galerie mouloudéenne et qui peut faire valoir des compétences indéniables. Le prochain coach doit afficher un palmarès qui prouve son talent et ses compétences. Un coach pas facile à trouver. D'autant plus que les bons entraîneurs sont sous contrat.

Cette rareté du bon coach ne doit nullement inciter Kamel Kaci-Saïd à faire ce que Omar Ghrib n'a jamais fait à savoir insulter les compétences algériennes en faisant appel à un entraîneur étranger qui va toucher un salaire de plus de 20.000 Euros sans l'assurance d'un titre.

Mon journal 
le 22/07/2017 15h30







Kamel Kaci Saïd en quelques mots

Kamel Kaci-Saïd, né le  à Algerest un footballeur international  qui évoluait au poste d'attaquant, reconvertit entraîneur. Son frère aîné, Mohamed Kaci-Saïd, est également footballeur international.

Il compte 23 sélections en équipe nationale entre 1994 et 1998.

Kamel Kaci-Saïd a joué 7 matchs en Division 1 française avec le club de l'AS Cannes. Il inscrit son seul but dans le championnat de France le 4 février 1998, contre le FC Nantes (défaite 2-3). Il a porté les couleurs de plusisiers clubs algériens et étrangers dont le MC Alger, l'USM Blida, le CS Hamam Lif (Tunisie), le RC Kouba, le Zamalek (Egypte) et le MO Constantine. 

.Il compte 23 sélections en équipe d'Algérie entre 1994 et 1998, inscrivant 5 buts.

Il a participé avec la sélection algérienne à la Coupe d'Afrique des nations 1996 organisée en Afrique du Sud. L'Algérie atteint les quarts de finale de la compétition, en étant éliminée par le pays organisateur.

Il a occupé le poste de manager général du MC Alger de novembre 2013 à mai 2014, remportant au passage une Coupe d'Algérie3. Il a dirigé, également, en qualité d'entraîner la sélection nationale militaire.

Un plmarès riche et éloquent dans leq uel Kaci-Saïd compte un titre de champion d'Afrique des clubs avec le Zamalek (1996) et une super coupe d'Afrique avec le même club (1997)

L'affront fait au football algérien

Est-ce la nostalgie du Nil ou  le manque d'expérience, comme premier responsable d'un club de football, qui a amené le nouveau directeur sportif du Mouloudia et néanmoins ancien joueur du Zamalek, à commettre un affront impardonnable au football algérien? On pouvait s'attendre à tout sauf à introniser à la barre technique du doyen un entraîneur égyptien (une première dans les annales du football algérien) en chômage depuis 3 ans et qui n'a jamais gagné le moindre titre avec les clubs qu'il a entraînés durant toute sa carrière. Hassan Shehata, puisque c'est de lui qu'il s'agit est connu pour son instabilité due à ses multiples échecs chaque fois qu'il est appelé à diriger une équipe de club.

Un entraîneur instable au palmarès nul en clubs

Si comme joueur il n'a connu qu'un seul club, le Zamalek ( de 1971 à 1983)  Hassen Shehata n'a pas connu la stabilité comme entraîneur de clubs. Il a roulé sa bosse dans pas moins d'une douzaine de clubs sans remporter le moindre titre. Il n'a jamais été au-delà de 2 ans dans un club. 2 ans, c'est un record atteint à Alwasl  (Dubaï) et Al-Arabi Sprt Club (Qatar) deux modestes équipes du Golfe. Sinon, il est toujours congédié au bout d'une saison qu'il n'arrive même pas à boucler. Entre l'Egypte et les pays du Golfe, Hassan Shehata s'est baladé sans rencontrer le succès. Sa seule expérience maghrébine s'est déroulé au Maroc où il a entraîné l'équipe de Difaa El-Djedida avant de fuir au bout de 8 matchs. 

Ses seuls hauts faits d'armes, Shehata les a réussi avec la sélection nationale égyptienne en remportant à trois reprises la coupe d'Afrique des nations dont celle de 2010 gagnée grâce à la complicité du président de la FAF Mohamed Raouraoua qui obligea Saadane à céder le gain de la demie-finale à l'équipe qu'il avait éliminée aux qualifications du mondial de la même année. Et là, il faut souligner que coacher une sélection nationale ce n'est pas comme diriger une équipe de club.

Autre point à relever, Shehata impose un préparateur physique et un entraîneur des gardiens de buts égyptiens. Comme si en Algérie on manquait d'entraîneurs de gardiens.

Une insulte aux entraîneurs algériens

En allant chercher Shrhata de sa lointaine Egypte où aucun club ne voulait de lui, Kaci Saïd Kamel a insulté tous les entraîneurs algériens. Pourtant lui-même est un entraîneur et il n'y a pas longtemps il a dirigé la sélection nationale militaire. Alors que nos techniciens sont sollicités à l'étranger où ils brillent par leurs résultats (Bencheikha champion de Tunisie avec le Club Africain de Tunis, Azzeddine Aït-Djoudi vice-champion du Maroc en 2011/2012 avec la modeste équipe du MAS de Fès, Abdennour Kaoua a entraîné les gardiens de la sélection nationale d'Arabie Saoudite, Rabah Saadane a remporté la champions league avec le RAJA de Casablanca, Mahmoud Guendouz a fait accéder en D II française Martigues et est le seul entraîneur algérien à avoir drivé une équipe de D II en France). 

Au lieu de faire appel à ces techniciens dont certains sont disponibles le nouveau directeur sportif du Mouloudia a préféré ramener un entraîneur rejeté chez lui pour les raisons que nous avons citées plus haut (instabilité et zéro résultats). Pourtant les Guendouz, Menad, Zekri, Bouarrata, Merzekane et bien d'autres sont disponibles et ne demandent qu'à faire leurs preuves.


Mouassa ne mérite pas pareille humiliation

Mais, la question qui se pose est celle là: pourquoi aller chercher un autre alors que celui qui est en place et toujours sous contrat, en l'occurrence Kamel Mouassa a réussi une saison honorable avec à la clé une 2ème place au championnat , une qualification en coupe de la CAF et un rand de demi-finaliste en coupe d'Algérie. 

Sans ménagement, il a été poussé à la porte de sortie.  Cette manière de faire de la part du nouveau directeur sportif du doyen ne l'honore guère. Ce n'est pas de cette manière qu'on remercie quelqu'un pour services rendus.

Une chose est sûre, Shehata ne fera pas mieux que Mouassa et il risque de quitter plus tôt que prévu le bateau mouloudéen et entraîner avec lui celui qui l'a ramené.

Quel projet sportif?

Alors que le Mouloudia fêtera son centenaire dans quatre ans la logique voudrait qu'o prépare une équipe qui doit rafler le maximum de titre en 2021 et surtout la champions league pour pouvoir participer à la coupe du monde des clubs champions. Cet objectif et ce projet de monter une équipe pour 2021 ne font pas partie des plans de Kaci Saïd qui signe un contrat d'un an pour un entraîneur à l'avenir incertain. Shehata est connu pour ne durer qu'une saison et faire ses valises.

Mon journal 25/07/2017 02h24
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