Algérie-Maroc

Pas de visite de Tebboune au Maroc

11/07/2020
Annoncé par deux sites en ligne, "Le collimateur" et "France-Maghreb" qui l'ont attibué à l'agence officielle Algérie Presse Service, la visite du président algérien Abdelmadjid Tebboun, n'a finalement jamais été annoncée par l'APS. Cette dernière a démenti par la voix de son directeur de l'information Mustapha Aït-Mouhoub à l'AFP.

Du côté des autorités marocaines et algériennes, aucune information en ce sens n'a été communiquée.
Par ailleurs, depuis son élection à la mi-décembre 2019, le président algérien a déjà effectué une visite d’Etat de trois jours fin février en Arabie Saoudite, en compagnie du ministre algérien des Affaires étrangères. Ce ne serait donc pas sa "première visite officielle" à l’étranger.  

En Algérie, le président Tebboune a notamment reçu son homologue turc Recep Tayyip Erdogan fin janvier et le chef d’Etat tunisien Kais Saied début février. Il a aussi accueilli le 20 juin le chef du Gouvernement d'union nationale (GNA) libyen reconnu par l'ONU,
 Fayez al-Sarraj.

"Une initiative sera la bienvenue"

Dans une
 interview accordée à France 24 le 4 juillet, le président algérien s’est exprimé sur les relations diplomatiques tendues qu’entretiennent l’Algérie et le Maroc, affirmant qu’in fine "la sagesse a toujours prévalu" entre les deux pays voisins. 

"
Nous souhaitons le plus grand bonheur et tout le développement au peuple marocain frère. Nous n’avons aucun problème avec les Marocains. Il semble que ce sont les frères marocains qui ont un problème avec nous", a-t-il déclaré, en ajoutant qu’une initiative marocaine pour normaliser leurs relations "sera la bienvenue".  

Le principal contentieux concerne le statut du Sahara occidental qui oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario soutenus par l'Algérie.

Cette vaste étendue désertique bordée par l’Atlantique est en grande partie contrôlée par le Maroc, qui propose un plan d’autonomie sous sa souveraineté, tandis que le Polisario réclame un référendum d’autodétermination. Les négociations pilotées par les Nations unies sont au point mort depuis plusieurs mois.

Lors de l’élection du président Abdelmadjid Tebboune, le roi du Maroc Mohammed VI avait 
appelé à tourner une "nouvelle page" dans les relations bilatérales. Les frontières terrestres entre le Maroc et l’Algérie sont fermées depuis 1994. La dernière rencontre entre chefs d'Etat dans l'un des deux pays remonte à 2005 à Alger




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