Tais-toi, larbin !

 
Quand on est le nègre du plus sanguinaire des présidents qui ont été propulsés à la tête de l'Etat algérien on doit se faire tout petit et surtout se faire oublier. C'est le cas de ce spécialiste de la prostitution de la plume, un certain Abdelaziz Boubakir.
Ce plumitif pensait qu'avec le temps on l'a oublié. Et le voilà refaire surface pour aller proposer ses services au gang du pouvoir en place. Et de quelle manière ! Il va s'attaquer à celui a osé attaquer les généraux à qui il léchait les rangers. Et tout culotté comme il est, il vient s'appuyer sur le chef d'eouvre et historique "La Mafia des généraux" pour dire 18 ans après sa parution que le réquisitoire fait à la bande de généraux criminels était dépourvu de preuves. Une assertion que les concernés et leurs larbins attitrés n'ont jamais osé avancer.
Pour celui qui connaît, Abdelaziz Boubakir, un journaliste sans-grade plongé dans l'anonymat durant toute sa carrière, sa récente sortie n'a rien de surprenant. L'homme est prêt à marcher sur le cadavre de ses parents juste pour une toute petite poignée de dinars. Il en a fait la preuve en servant de nègre pour le président criminel, Chadli Benjedid.
Pis encore, Boubakir n'a pas servi seulement de nègre mais il a voulu faire du plus acharné des dictateurs et le plus sanguinaire, le père de la démocratie algérienne. Pour plaire à son commanditaire, il passe sous silence les emprisonnements des militants algériens tous bords confondus. Sous son règne, Chadli Benjedid a envoyé en prison en même temps, islamistes, démocrates, trotskistes, fils de chahid, anciens moudjahidine, syndicalistes, militants des droits de l'homme, militants de la cause amazighe et il aura sur sa conscience l'assassinat de Messaoud Zeggar et d'Ali Mecili. Tout cela, en bon prostitué de la plume, Abdelaziz Boubakir n'en souffla mot.
 
Chadli termine sa carrière en plongeant le pays dans une atroce guerre civile après avoir reconnu, avec un incroyable cynisme dans son discours du 10 octobre, avoir donné l'ordre à l'armée de tirer sur les jeunes manifestants d'octobre 1988.
 
Ce criminel a trouvé grâce aux yeux de ce qu'il y a de plus vil dans le monde de la presse algérienne. Un plumitif qui s'est vu remercier par Halima Bourokba, le veuve de Chdli Bendjedid de la manière la plus méritée en lui interdisant de publier le second tome des "mémoires de Chadli Benjedid" en lui lançant, tout bonnement, "tu ne sais pas écrire".
Quand on a un passé si répugnantet quand on a la réputation de prostituée de la plume on doit éviter de se mesurer aux Hommes. T'as compris, larbin? Alors, tais-toi !
 
Hichem Aboud
Exil le, 07/09/2020